Pyrénées‐Atlantique : sept ans de prison pour avoir tenté d’étrangler sa fille

Une mère de 37 ans a été condamnée à sept ans de prison pour avoir tenté d'étrangler sa fille de sept ans avec un lacet en 2014 dans les Pyrénées-Atlantique.

Elle encourait la réclusion criminelle à perpétuité. Ce sera finalement sept ans de prison pour Catherine Rousse, une mère de 37 ans jugée jeudi pour “tentative de meurtre sur sa fille”.

La Cour d’Assises des Pyrénées‐Atlantiques a ainsi en grande partie suivi le représentant de l’accusation, l’avocat général Olivier Janson, qui avait requis huit ans en insistant sur la nécessité de proportionner la peine “au crime qui est grand et au criminel qui est petit”.

Tout au long du procès de trois jours, Catherine Rousse a eu grand peine à justifier son acte. La mère a été dépeinte comme “aimante”, mais aussi dépassée par la plupart des témoins. L’avocat général a souligné un fossé entre son “acte inhumain et sa personnalité pitoyable”.

L’histoire débute le 18 mai 2014, sur le bord d’une départementale du Pays Basque, à la bordure d’une forêt. Une mère demande du secours à deux automobilistes qui passent : sa fille de sept ans est inanimée sur le bas côté. La fillette présente des traces de strangulation au niveau du cou. Aux secours, elle explique que sa mère a tenté de l’étrangler avec une cordelette. La mère a nié les faits jusqu’au premier jour du procès où elle a reconnu l’intention d’homicide.

“L’enfant est en manque de sa mère”

Au second jour du procès, la petite fille âgée aujourd’hui de 10 ans a suscité l’émotion lorsqu’elle a dit à sa mère “qu’elle lui avait pardonné” et qu’elle “lui manquait”.

L’avocat de la fillette et de son père s’est efforcé de faire comprendre aux jurés la complexité de l’affaire. “Nous sommes face à un acte d’une extrême gravité”, a t‐il affirmé. Il a aussi évoqué “l’avenir” qui “doit être préservé par rapport à l’enfant”. Et de conclure “Nous sommes face un acte indicible  mais l’enfant est en manque de sa mère”.