Daech : une année de défaites militaires

Acculée par les forces de la coalition internationale, l'organisation Etat Islamique a perdu un quart de son territoire en Irak et en Syrie depuis décembre 2015. Illustration en carte.

Sur le terrain, Daech perd du terrain. Défait à Ramadi, Kirkouk ou Mossoul, les djihasites se voient contrer de reculer en Irak et en Syrie. A l’horizon, déjà, se profile la bataille de Raqqa, autre place forte de l’organisation Etat Islamique.

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  • 9 février : prise de Ramadi 

Le 9 février 2016, les forces irakiennes reprennent définitivement le contrôle de Ramadi, après deux mois de combats. La ville était tombée une première fois en décembre 2015, avant d’être reprise par les combattants de l’organisation Etat Islamique.

  • 24 mars : offensive de Qayyarah

Le 24 mars, l’armée irakienne lance une offensive sur la base de Qayyarah, première étape de la route vers Mossoul. La base ne sera capturée que le 25 août, avec l’appui de forces spéciales américaines. Les combats sont marqués par l’utilisation d’armes chimiques (trois attaques au gaz moutarde recensées par l’ONG Human Rights Watch), et par un soulèvement de la population locale contre l’organisation Etat Islamique.

  • 22 mai : bataille de Falloujah

Le 22 mai, l’armée irakienne, appuyée par les milices chiites, lance une offensive contre la ville de Falloujah, aux mains de Daech depuis le 4 janvier 2014. Les forces irakiennes entrent dans la ville le 3 juin et la reprennent entièrement le 26. 130 soldats irakiens sont tués, contre 250 à 300 djihadistes.

  • 17 octobre : bataille de Mossoul

Le siège de Mossoul, capitale de l’organisation Etat Islamique en Irak, a débuté le 17 octobre. La ville est défendue par environ 3000 à 9000 hommes. En face, les forces irakiennes et kurdes, les milices chiites et les troupes de la coalition totalisent environ 100 000 hommes. L’offensive a ralenti en décembre, avec l’arrivée de l’hiver. Seuls une dizaine de districts ont été pris à l’heure actuelle, sur les soixante que compte Mossoul.

  • 21 octobre : bataille de Kirkouk

Lorsque la coalition lance la bataille de Mossoul en octobre 2016, elle laisse derrière elle la poche d’Hawija, où résistent encore 1000 à 1500 djihadistes encerclés. Ceux‐ci décident de lancer une offensive sur Kirkouk le 21 octobre. Ils sont éliminés après quatre jours de combats par les miliciens chiites et les soldats kurdes. 84 djihadistes sont tués.

  • 6 novembre : offensive contre Raqqa

Le 6 novembre 2016, les Forces démocratiques syriennes, en majorité composées de combattants kurdes, annoncent le début d’une offensive contre Raqqa, le fief de Daech. 30 000 soldats sont mobilisés, contre 4000 djihadistes. Une quinzaine de village ont été capturés à l’heure actuelle, dans la région d’Aïn Aissa, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Raqqa.

  • 6 décembre : prise de Syrte (Libye)

Occupée depuis le 14 février 2015 par les djihadistes de l’État islamique, la ville de Syrte est reprise par les Brigades de Misrata, ralliées au Gouvernement d’union nationale, le 6 décembre 2016.

 

  • 7 mars — 11 décembre : bataille de Palmyre

Le 7 mars, les forces du régime syrien, appuyées par des miliciens du Hezbollah, lancent une offensive contre Palmyre, aux mains de Daech depuis le mai 2015. La ville est prise le 27 mars. 400 djihadistes sont tués, contre 188 soldats syriens. Mais le 11 décembre, coup de théâtre : profitant de la concentration des armées du régime autour d’Alep, l’EI lance une contre‐offensive sur Palmyre, et s’empare à nouveau de la ville. Une victoire symbolique, qui prouve qu’en dépit des défaites successives, le groupe djihadiste n’a rien perdu de sa capacité de nuisance dans la région.