L’invité des matinales, Vincent Peillon : “Le pouvoir n’est pas un projet”

Le candidat à la primaire à gauche, invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 ce vendredi matin, a tenté de se démarquer de ses anciens confrères du gouvernement.

Personne ne l’a poussé à tenter l’aventure. “Si ce n’est Jiminy Cricket, c’est à dire ma conscience”, a assuré Vincent Peillon, candidat à la primaire de la gauche, au micro d’Europe 1 ce vendredi matin.

 “Aujourd’hui la préoccupation première qui doit être la notre, c’est de se réunir et d’être crédible (…) de montrer que le pouvoir n’est pas un projet. Il y en a qui pensent que le pouvoir ça doit s’occuper à tout prix”, a asséné l’ancien ministre de l’Education, fustigeant les ambitions des uns et des autres.

Je trouve curieux que ceux qui ont participé beaucoup plus que moi à ce gouvernement commencent par le critiquer”. Une allusion à ses concurrents pour l’investiture, les ex‐ministres Manuel Valls, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg.

La présidentielle c’est un projet pour la France et donc il faut être capable d’avoir une cohérence globale, des priorités et des moyens de les mettre en œuvre”, assure‐t‐il encore. Vincent Peillon prévoit notamment de présenter d’ici le 6 janvier un projet de réforme constitutionnelle, alors que Manuel Valls s’est prononcé pour la suppression du 49.3.

Je me réjouis de l’évolution de Manuel Valls, j’avais dit que ce 49.3 était un problème”, a‐t‐il déclaré, avant d’ajouter à propos de la proposition de son rival : “Il y a de la difficulté à pratiquer la politique de cette façon là. Il faut une cohérence globale, institutionnelle. (…) enlever le 49.3, ce n’est pas une reforme institutionnelle, c’est effacer, de manière politique, une erreur qui est reprochée”.

Interrogé sur le retrait de François Hollande, son ancien ministre assure le regretter : “Ça me semble être quelque chose d’injuste par rapport au bilan et à la personne, traités de façon excessive”. Et de nuancer : “Je ne défends pas le bilan de François Hollande, j’ai porté des critiques très sévères sur ce qui s’est passé”.