À gauche, la guerre des meetings est lancée

Le premier débat de la primaire de la gauche se tient ce soir sur TF1. Au taux de remplissage des meetings, Macron écrase tout. Derrière, Hamon, Montebourg et Mélenchon se tirent la bourre.

Si la campagne a déjà commencé dans les médias, certains candidats ont pris leurs marques sur le terrain. Et l’affluence de chaque meeting est scrutée à la loupe. Jeudi se déroule le premier débat de la primaire de la gauche. Pour l’occasion nous avons comptabilisé cette affluence pour les principaux candidats de gauche à travers la France, qu’ils participent ou non à la primaire.

Emmanuel Macron fait le plein dans la plupart des villes où il se rend. L’ancien ministre de l’économie a notamment réuni le 10 décembre à Paris, 10.000 personnes au Parc des Expositions de Versailles.

 

 

Pour Manuel Valls, les chiffres sont plutôt décevants par rapport à sa popularité. Sa campagne sur le terrain patine, à l’image de l’annulation récente d’un meeting prévu à Rennes. La comparaison est flagrante : le meeting à Clermont‐Ferrand d’Emmanuel Macron réunit 2.000 personnes quand l’ex-premier ministre n’en recueille que 300 au gymnase Raymond Perrier de la même ville trois jours plus tard.

Deuxième au classement en nombre de supporteurs, Benoît Hamon devance d’une courte tête Jean‐Luc Mélenchon et Arnaud Montebourg. L’homme, qui espère être la surprise de la primaire à gauche a réussi notamment son meeting au gymnase Japy (Paris 12ème) fin décembre.

Jean‐Luc Mélenchon, qui a assuré jeudi avoir suffisamment de parrainages, fait salle comble dans les différents lieux où il se rend. Il a même annoncé se dédoubler avec un hologramme pour pouvoir contenter les partisans de la «France insoumise».

Hors du classement, de nombreux «petits candidats» n’ont pas encore organisé de réunions. François de Rugy devrait en tenir un à Nantes le 16 janvier. Plus étonnant, Vincent Peillon, qui a lancé sa campagne dans la précipitation, n’a pas fait un seul meeting.

Certains ont fait le choix de n’organiser aucun meeting. C’est le cas des «petits candidats», mais aussi de Vincent Peillon, qui a lancé sa campagne dans la précipitation. Il a plutôt favorisé les passages médiatiques.

Ce n’est pas le seul. D’après nos données, il est, avec Benoît Hamon et Manuel Valls, le candidat qui fait le plus d’apparitions dans les médias. Il est notamment passé par les plateaux de France 2 pour l’Entretien Politique (mais il n’a pas encore fait le grand oral de l’Emission Politique, par laquelle Valls et Hamon sont passés) et On n’est pas couché (France 2), deux émissions à forte audience.

François de Rugy est celui qui a fait le plus de matinales (12) à la radio et à la télévision. Mais son score est gonflé par l’heure passée sur la matinale de Public Sénat “Territoire d’infos”, une émission à faible audience. Le graphique est donc à interpréter à la lumière des audiences, puisqu’un candidat peut enchaîner les “petites” émissions sans pour autant toucher un large public.

On peut enfin noter que les JT ne sont pas les médias privilégiés par les candidats de la primaire de gauche, qui multiplient les matinales et les talk‐shows.

Retrouvez nos données ici.