À Whirlpool, journée à rebondissements pour Emmanuel Macron

Marine Le Pen a pris par surprise le candidat d'En Marche ! en se rendant à Whirpool ce mercredi matin. En difficulté, Emmanuel Macron a ensuite pris tous les risques pour ne pas laisser la candidate du FN remporter la bataille de l'image.

Il est des moments qui font une campagne présidentielle et l’histoire politique d’un pays. Les déplacements à Amiens de Marine Le Pen et Emmanuel Macron chez Whirlpool, l’entreprise menacée de fermeture, en feront sans aucun doute partie.

Le Pen surprend Macron en se rendant dans la matinée à Whirlpool

Cela commence avec l’accueil bienveillant de la candidate du Front national qui rend une visite surprise aux salariés pendant qu’Emmanuel Macron discute avec les syndicats dans les locaux de la chambre de commerce et d’industrie d’Amiens. Le candidat arrive ensuite en début d’après-midi sous les huées des travailleurs de Whirlpool, alors que Marine Le Pen a réalisé des selfies avec eux dans la matinée. D’un point de vue image politique, Marine Le Pen vient de réaliser un gros coup.

Le candidat d’En Marche ! tente de reprendre la main

Emmanuel Macron part alors à la rencontre des salariés devant les caméras et sur les réseaux sociaux, avec des images diffusées en direct par son compte Facebook personnel. Sans filet. Le jeune candidat prend alors un risque. S’il avait déjà réalisé de telles séquences, comme à Rungis le 18 avril, juste avant le premier tour de l’élection présidentielle.

Pendant une heure et demie, Emmanuel Macron va dialoguer avec les ouvriers, parfois sous les huées et les critiques. Et lorsqu’arrive François Ruffin, rédacteur en chef de Fakir et candidat aux prochaines législatives dans la circonscription d’Amiens, la séquence bascule un peu plus dans l’irréel.

Jacques Attali au cœur de la polémique

Et comme si cela ne suffisait pas. Jacques Attali a eu ce matin sur LCI une formule dont il a le secret à propos de la fermeture de Whirlpool. Elle a été aussitôt reprise sur les réseaux sociaux.

“C’est une anecdote, non pas au sens péjoratif du mot, ça s’inscrit dans un contexte plus large, c’est-à-dire dans le contexte de la mondialisation ou la fermeture.”

Richard Ferrand, secrétaire général d’En Marche ! a immédiatement répliqué afin d’étouffer la polémique.

Si certains en doutaient, la campagne d’entre deux-tours a bel et bien commencé ce mercredi.