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VIDÉO. Europe: les trois commandements des candidats

L'euro, les traités de libre-échange ou le travail détaché... entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, la vision sur l'Europe est totalement opposée. Voici leurs trois commandements.

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  • L’euro

Dans son programme, Marine Le Pen prône “le rétablissement d’une monnaie nationale adaptée à notre économie, levier de notre compétitivité”, afin de “soutenir les entreprises françaises” et de récupérer “la souveraineté monétaire”. Exit l’euro, les Français paieraient leurs courses avec une monnaie nationale qui ressemblerait au franc.

A l’opposé, Emmanuel Macron, qui se dit le candidat le plus Européen, veut renforcer la place de l’euro. Il propose de mettre en place “un budget de la zone euro voté par un parlement de la zone euro (composé par les eurodéputés issus des États membres de la monnaie unique, NDLR) et exécuté par un ministre de l’économie et des finances de la zone euro”.

  • Les traités de libre-échange

Le libre-échange, une opportunité ? Pour Emmanuel Macron, la France doit en profiter. Il s’est dit favorable au CETA, l’accord commercial entre l’UE et le Canada, mais ne s’est pas encore prononcé sur le Tafta (Etats-Unis/Europe). Néanmoins, son programme évoque un “renforcement des instruments anti-dumping, qui doivent être plus dissuasifs et plus réactifs, par exemple pour lutter contre la concurrence déloyale de pays comme la Chine ou l’Inde sur l’acier”.

Marine Le Pen se présente comme la patriote face aux mondialistes. Elle montre son “refus des traités de libre-échange (Tafta avec les États-Unis, CETA avec le Canada, etc.)”. Pour protéger les frontières françaises, elle veut instaurer une taxe de 3 % sur les produits importés, contre “la concurrence internationale déloyale”.

  • Le travail détaché

Depuis 1996, un travailleur européen peut exercer dans un autre pays de l’UE, mais il paie ses cotisations sociales dans son pays. C’est une forme de dumping sociale, selon Marine Le Pen, qui compte “supprimer sur notre territoire la directive “détachement des travailleurs” qui y crée une concurrence déloyale inadmissible”.

Emmanuel Macron, lui, est pour, mais dans une durée limitée. “Nous devrons limiter à un an la durée autorisée de séjour d’un travailleur détaché dans notre pays et redéfinir au niveau européen les règles du détachement pour mettre fin à toutes les formes de concurrence sociale déloyale.”

 

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