VIDÉO. “Colère” : le dernier mot de la campagne présidentielle ?

Les candidats à l'Elysée pèsent leurs mots : dans une poignée d'heures, samedi 6 mai à 00h01, faire campagne sera illégal. Ce vendredi matin sur RTL, Marine Le Pen et Emmanuel Macron ont eu la main leste sur le mot "colère". Ils n'en font toutefois pas le même usage...

La colère s’est incrustée dans le champ lexical des finalistes à la fonction suprême, vendredi 5 mai sur RTL. Marine Le Pen semble truster ce sentiment, partagé par de nombreux Français en désaccord avec les politiques appliquées dans le pays. A l’inverse, Emmanuel Macron refuse de s’en faire le porte-parole officiel. Compilation.

 

  • La colère selon Emmanuel Macron

“La colère n’est pas le sentiment unique”, répond le candidat En Marche !, interrogé par les journalistes Elizabeth Martichoux et Yves Calvi. L’ex-ministre de l’Economie accuse sa rivale d’exploiter la haine des électeurs. Selon lui, la colère a été générée par “l’inefficacité collective”.

  • La colère selon Marine Le Pen

Critiquée pour l’agressivité dont elle a fait preuve lors débat d’entre-deux tours, la candidate oppose à cette attitude la “terrible agressivité”, sur le fond, du projet politique de son rival.

“Ma parole n’est que l’écho de la violence sociale qui va exploser dans le pays”, prédit l’ex-patronne du Front national. Elle estime avoir le monopole, dans ce second tour, de la protection du peuple.

A la source de ce sentiment, selon elle : François Hollande et ses ministres, Emmanuel Macron inclus. “Le peuple est dans une colère folle de la situation politique et économique”, affirme-t-elle.