9 phrases qui permettent de comprendre la soirée électorale

Emmanuel Macron a été élu président de la République à 20 heures. Suite à l'annonce, les réactions ont fusé sur les différents plateaux de télévision.

1/ ” Je veux aussi ce soir avoir un mot pour les Français qui ont voté pour moi sans avoir nos idées. Je sais qu’il ne s’agit pas là d’un blanc-seing.”

Emmanuel MACRON, président de la République.

Le président élu est apparu sobre et solennel devant ses soutiens réunis sur l’Esplanade du Louvre. Il a tenu à remercier ceux qui avaient voté pour lui afin de faire barrage à Marine Le Pen en donnant l’impression de vouloir tenir compte de cette donne politique.

2/ “Par ce résultat historique et massif, les Français ont désigné l’alliance patriote et républicaine comme la première force d’opposition au projet du président.”

Marine LE PEN, battue au second tour

La finaliste de l’élection présidentielle, se place déjà comme l’opposante principale à la présidence d’Emmanuel Macron. Le FN bat un nouveau record de voix. Au premier tour de l’élection présidentielle, elle avait déjà battu le précédent record de son parti qui datait des régionales de 2014. La candidate frontiste a réuni 10,6 millions de voix face à Emmanuel Macron. Elle double le score de son père en 2002 lors de son face à face avec Jacques Chirac (5,5 millions de voix).

3/ “Notre pays a massivement refusé l’extrême droite. Mme Le Pen arrive troisième de ce deuxième tour, après les bulletins blancs et nuls (…) J’appelle à combattre le nouveau monarque président”.

Jean-Luc MELENCHON, quatrième du premier tour et candidat de la France Insoumise avec 19,58%

L’eurodéputé s’est positionné lui aussi, avec son mouvement de la France Insoumise comme la première force d’opposition au président élu. Il vise une majorité de gauche sous son nom pour les législatives des 11 et 18 juin. Le bras droit de Jean-Luc Mélenchon est allé encore plus loin avec un “Monsieur Macron est minoritaire dans le pays” remarqué sur le plateau de France 2.

4/ “Le Front national va se transformer en une nouvelle force politique qui, par définition, va changer de nom.”

Florian PHILIPPOT, vice président du FN

Le député européen frontiste est le seul à avoir entériné le futur changement de nom du parti d’extrême droite. Marine Le Pen a dit vouloir constituer une nouvelle force politique et a défendu une stratégie d’alliances. Dans les prémices de ce que pourraient être les luttes de pouvoir au sein du parti d’extrême-droite, la députée Marion Maréchal Le Pen a renvoyé cette question au Congrès de 2018.

5/ “La gauche de gouvernement doit apporter sa contribution au quinquennat Macron”

Bernard CAZENEUVE, Premier ministre

Une partie de la gauche tente de se positionner vis-à-vis du président élu. Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat à la Francophonie a également déclaré s’inscrire complètement dans la majorité présidentielle. Le PS n’a pas encore statué sur une ligne.

6/ “Si la gauche se rassemble, si elle se rassemble dans sa diversité, elle peut être majoritaire à l’Assemblée nationale, soyez-en certains”.

Benoît HAMON, candidat PS déchu au premier tour de l’élection présidentielle (6,36% des voix)

Pris en tenaille entre les socialistes macronistes et la France Insoumise, le député des Yvelines entend fédérer derrière lui les écologistes, les communistes et l’aile gauche du PS.

7/ “Je ne resterai pas à la tête d’En Marche car je vais devenir le président de tous les Français. Je compte sur vous, d’abord pour gagner les législatives.”

Emmanuel MACRON

Le président élu s’est adressé à ses militants dans une vidéo postée sur sa chaîne Youtube. Avec cette parole, Emmanuel Macron finit de transformer son “mouvement” en véritable parti conçu pour conquérir et conserver le pouvoir. Le label “la République en marche” investira 577 candidatures pour les législatives.

8/ ” Emmanuel Macron n’est pas un homme compliqué. Quand c’est oui, c’est oui. Quand c’est non, c’est non.”

Julien DRAY, ex-député PS et proche du président François Hollande

Le conseiller régionale Ile-de-France, conseil d’Emmanuel Macron, annonce à sa façon que le quinquennat d’Emmanuel Macron ne s’inspirera pas de la gouvernance du consensus et d’attentisme de François Hollande.

9/ ” Je suis prêt… si nous avons une majorité à l’Assemblée nationale.”

François BAROIN, sénateur et maire de Troyes

Le président de l’Association des maires de France n’avait jamais précisé formellement quel type de Premier ministre il pouvait devenir sous la présidence d’Emmanuel Macron. Il l’a précisé dimanche sur France 2 : ce ne serait pas dans une logique de soutien mais de cohabitation.