Dès 2012, Libération publiait un portrait prémonitoire de Macron

En 2012, Libération publiait un portrait détaillé d'Emmanuel Macron, qui commençait à peine à sortir de l'ombre. Sa lecture nous révèle que certains de ses amis lui prêtaient déjà une ambition présidentielle.

“Un ami va droit au but : ‘Je suis sûr qu’au fond de lui, il rêve de devenir président de la République.’ ” 

Merci Google. En fouillant un peu on a retrouvé cette citation issue d’un article de Libération qui voyait déjà Macron président de la République… il y a cinq ans. Ses amis, du moins, prêtaient cette ambition à celui qui, à 34 ans, venait d’être nommé secrétaire général adjoint de l’Élysée.

De nombreux portraits de Macron ont été rédigés, dès 2012. Mais le journaliste de Libération a eu le nez creux.

À l’époque déjà, on raconte “l’affolante ascension d’un jeune homme pressé.”  On s’attarde déjà sur son idylle avec Brigitte Macron. Mais aussi sur son passage à la banque Rothschild & Cie. Début 2012, il pilote le “deal à 9 milliards d’euros qui lui permet de devenir illico millionnaire.” Quelques jours avant de rentrer, par la petite porte, au palais de l’Elysée.

“ses premières semaines à l’Élysée ont été difficiles”

Rétrospectivement, une anecdote paraît tout à fait cocasse. Un ami confie alors à l’époque que “ses premières semaines à l’Élysée ont été difficiles. Il a eu un peu de mal à s’y faire”. 

Il est alors obligé de gérer la crise de la zone euro aux côtés de Philippe Léglise-Costa, un conseiller de François Hollande. Un duo qui “ne fonctionne pas”. Et déjà, Macron révèle à l’Élysée une volonté de contrôle des dossiers budgétaires : “Au début de l’été, Macron demande à avoir la tutelle sur Léglise-Costa. Il perd l’arbitrage. Et doit ravaler sa frustration.”

On est frappé par les éloges dont Macron fait l’objet. À l’échelle d’un secrétaire général adjoint, c’est déjà exceptionnel : “Dans une belle unanimité, tout le monde loue les qualités du jeune homme : une intelligence maligne, une capacité de travail de bûcheron et un don à faire circuler ses cartes de visite “plus vite que son ombre””. 

Nombre de superlatifs, repris dans tous les articles présentant alors cet “extraterrestre” que peu imaginent alors devenir le 8ème président de la Vème République.

Cet article aura au moins le mérite de nous apprendre que ses proches, eux, y songeaient bien. Contrairement à bon nombre de ceux qui finiront par rejoindre le train En Marche !.

“Emmanuel Macron ne sera pas président de la République”

Visionnaires.

Publiée par Brut sur dimanche 7 mai 2017