Réfugiés, les oubliés du G7

Au lendemain du sommet du G7, la question migratoire semble être la grande oubliée des discussions. Selon un rapport de la fondation des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), le nombre d'enfants réfugiés et migrants voyageant seuls a quintuplé depuis 2010.

Le lieu était pourtant symbolique. Les sept chefs d’Etat des pays les plus puissants du monde se réunissaient à Taormine, en Sicile, dans le cadre d’un sommet international, le G7. L’île italienne voit tous les jours des réfugiés accoster. Parmi eux, des enfants voyagent seuls. Selon un rapport de la fondation des Nations unies pour l’enfance, leur nombre a quintuplé depuis 2010. 92% du total des enfants arrivés Italie en 2016 et au cours des premiers mois de 2017 étaient non accompagnés.

Selon ce rapport publié à la mi-mai 2017, 300 000 enfants non accompagnés ont été recensés dans environ 80 pays pendant l’année 2016. En 2010, ils étaient 66 000. Les enfants sont particulièrement vulnérables sur les routes migratoire. “Des passeurs et trafiquants sans pitié exploitent leur vulnérabilité à des fins personnelles et les aident à passer les frontières pour finalement les vendre comme esclaves ou les obliger à se prostituer” affirme dans ce rapport Justin Forsyth, directeur général adjoint de l’UNICEF.

Plus généralement, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCNR) compte, pour l’année 2015, 21,3 millions de réfugiés à travers le monde. Plus d’un réfugié sur trois (39%) est accueilli au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. L’Europe est la dernière terre d’accueil avec seulement 6% des hébergements. Enfin, plus de la moitié des réfugiés sont issus de trois pays: la Syrie (4,9 millions de réfugiés syriens), l’Afghanistan (2,7 millions) et la Somalie (1,1 million).

État des lieux en chiffres, en cartes et en graphiques.