François Compaoré, laissé libre avant l’examen de son extradition vers le Burkina Faso

Le frère de l'ex-président burkinabè est poursuivi au Burkina Faso dans l'affaire de l'assassinat d'un journaliste en 1998.

Arrêté ce dimanche à l’aéroport parisien de Roissy, François Compaoré est laissé libre sous contrôle judiciaire ce lundi par la justice française. Résident à Paris, le frère de l’ex-président burkinabè Blaise Compaoré est poursuivi pour “incitation à assassinats” dans le cadre de l’enquête sur la mort d’un journaliste d’investigation. Le Burkina Faso demande son extradition depuis mai 2017.

Le journaliste Norbert Zongo, critique du pouvoir, a été assassiné le 13 décembre 1998. Il enquêtait alors sur un autre crime : la mort du chauffeur de François Compaoré. L’homme politique avait été inculpé pour “meurtre et recel de cadavre” dans cette affaire. Mais il n’a jamais été poursuivi pour l’assassinat du journaliste avant que le Burkina Faso n’émette un mandat d’arrêt international contre lui.

Crédit : AFP

“Je pense que le Burkina Faso fait un détournement de procédure judiciaire pour stigmatiser un homme coupable de s’appeler Compaoré” a déclaré Pierre‐Olivier Sur, avocat de François Compaoré. Celui qu’on surnomme “le petit président” fait partie des personnages les plus impopulaires de la politique burkinabè. Après vingt‐sept ans au pouvoir, une insurrection populaire a mené à la chute de Blaise Compaoré en octobre 2014.