Sélection à l’entrée de l’université : comment font nos voisins ?

 

Alors que le gouvernement vient de sonner la fin du tirage au sort à l'université, que font nos voisins européens ?

Après la fin de la plateforme APB et du tirage au sort, la France va adopter de nouveaux critères de condition d’entrée à l’université. De la sélection sur dossier au concours d’entrée, tour d’horizon des processus d’admissions dans les facultés européennes. 

  • Examen de fin d’études secondaires

“Esame di stato” italien, “Abitur” allemand ou encore “Certificat d’enseignement supérieur” belge, les équivalents au baccalauréat  sont nombreux chez nos voisins. Dans tous ces pays, la réussite à cet examen conditionne, comme en France, l’entrée à l’université.

Au Danemark, avant l’examen de fin de lycée, les futurs étudiants formulent leur choix d’université sur une plateforme similaire à APB en France.

  •  Tirage au sort

Très peu pratiqué en Europe, le tirage au sort a pourtant été instauré en Belgique dans certaines filières pour faire face à l’afflux d’étudiants. C’est le cas en médecine, où les Français sont plus de 500 chaque année à s’inscrire en première année dans le plat pays, souvent après un premier échec dans leur pays d’origine.

Un système similaire à celui que l’on a connu jusqu’à présent en France, mais qui vient d’être remplacé en cette rentrée par un examen d’entrée en première année.

  • Dossier scolaire

Au Royaume‐Uni, les étudiants sont sélectionnés selon un ensemble de critères : notes, motivation et activités extra‐scolaires. Sont pris en compte à la fois les notes obtenues au cours de leurs années de lycée et leurs résultats aux A‐Levels, examen de trois ou quatre matières passé en fin de terminale.

D’autres pays ont instauré une sélection sur dossier uniquement pour les filières les plus demandées. C’est le cas en Allemagne et en Autriche en médecine, psychologie ou encore pharmacie. Un numerus clausus a en plus été imposé.

  • Concours d’entrée

En Espagne, la “selectividad” est un passage obligé pour tous les aspirants à l’université. Les notes exigées au concours varient cependant selon l’attractivité de la filière. La médecine et le droit font partie des études réputées les plus exigeantes.

Pas de baccalauréat non plus en Suède. Les étudiants doivent réussir l’högskoleprovet pour entrer à l’université. Au Portugal, des pré‐réquis peuvent être imposés en plus pour certaines spécialisations.

Dans certains pays, la sélection ne concerne que les filières les plus demandées. Les jeunes Italiens doivent passer un concours pour accéder en première année d’études de médecine et d’architecture.