Vladimir Poutine inaugure un mémorial destiné aux victimes de répressions politiques

Vladimir Poutine a inauguré ce lundi à Moscou un mémorial en hommage aux victimes des répressions politiques.

 

 

“Tirer un trait” sur les divisions du passé : c’est ce qu’à déclaré le président russe ce lundi, lors de l’inauguration du “Mur du Chagrin”, mémorial érigé à Moscou en hommage aux victimes de répressions politiques.

Ce haut relief en bronze composé de centaines de silhouettes humaines, et premier du genre en Russie, a été dévoilé sur l’avenue Sakharov, baptisée ainsi en l’honneur du défunt dissident soviétique et Prix Nobel de la Paix Andreï Sakharov.

“Tirer un trait sur les évènements dramatiques”

“J’espère que cette date permettra à la société de tirer un trait sur les événements dramatiques qui ont divisé le pays et le peuple et (…) d’accepter notre histoire telle qu’elle est, avec ses grandes victoires et ses pages tragiques”, a‐t‐il souligné.

L’ inauguration a eu lieu à l’occasion du jour officiel de commémoration des victimes des répressions politiques, instauré en 1991, et a été suivie d’un Conseil consultatif pour les droits de l’Homme au Kremlin.

Une inauguration “hypocrite”

Une quarantaine d’anciens prisonniers politiques ont cependant qualifié d’ ”hypocrisie” l’inauguration de ce monument alors que les “répressions politiques” se multiplient selon eux contre la société civile et les opposants en Russie.

“On ne peut pas diviser les victimes des répressions politiques entre celles à qui on peut déjà ériger un monument et celles que l’on peut ignorer pour l’instant”, ont‐ils déclaré dans une lettre ouverte signée par les anciens dissidents soviétiques Vladimir Boukovski et Alexandre Podrabinek.

“On ne peut pas participer aux événements commémoratifs des autorités, qui disent regretter les victimes du régime soviétique, mais qui continuent de pratiquer la répression politique”, estiment‐ils, alors que les répressions politiques se multiplient contre la société civile et les opposants au régime de Vladimir Poutine.