Catalogne

Catalogne : revivez les événements de la journée

Nouvelle journée décisive dans le dossier catalan. Après avoir rallié Bruxelles en catimini, lundi 30 octobre, le président catalan destitué Carles Puigdemont a annoncé un un ralentissement du processus d’indépendance. Son camp prendra part aux élections du 21 décembre.

Militants indépendantistes en 2012

Les événements en Catalogne ont pris mardi une tournure judiciaire et européenne. La mise sous tutelle de la région par Madrid, la convocation de nouvelles élections pour décembre et la déclaration d’indépendance, vendredi, laissent la Catalogne dans un indescriptible chaos. La justice espagnole poursuit les dirigeants indépendantistes pour rébellion et enquête sur la tenue du référendum d’autodétermination du 1er octobre. Pour la première fois, depuis sa fuite en Belgique, lundi, le président a pris la parole ce midi. Il a interpellé la communauté internationale tout en ralentissant le processus d’indépendance.

 

  • Mettre en lumière le “déficit démocratique en Espagne”. Carles Puigdemont a justifié sa présence à Bruxelles. Le président catalan déchu a souhaité alerter les institutions européennes quant à la “politisation de la justice espagnole”. Carles Puigdemont en a appelé à l’Europe pour garantir les libertés catalanes.

 

  • Le dirigeant indépendantiste a fustigé la violence de la réponse de Madrid lors du référendum d’autodétermination en Catalogne. “Nous ne pouvons pas construire une république à partir de la violence”, a-t-il expliqué. C’est pourquoi il a décidé de “ralentir” le processus d’indépendance. Selon le dirigeant, les institutions espagnoles ne cherchent pas à assouvir “un désir de justice mais un désir de revanche”. Après son départ de la péninsule hibérique, lundi, la justice espagnole a annoncé poursuivre Carles Puigdemont pour rébellion, sédition et malversations.

 

 

  • La coalition indépendantiste catalane participera aux élections régionales du 21 décembre, convoquées par Madrid. “Ces élections sont un défi du gouvernement espagnol, nous allons l’accepter et y répondre”, a annoncé Carles Puigdemont. Mais, le président catalan destitué a demandé des garanties de la part de Madrid. “Le gouvernement de l’Etat espagnol est-il prêt à respecter le résultat si les forces indépendantistes emportent la majorité ?”, s’est-il interrogé. La coalition indépendantiste, au pouvoir jusqu’à la mise sous tutelle de la Catalogne par Madrid vendre, remporterait les élections régionales, selon un sondage du Centre d’étude de l’opinion catalan. Les partis indépendantistes obtiendraient près de 70 sièges sur les 135 du Parlement régional.

 

  • Carles Puigdemont est revenu sur son cas personnel et l’éventualité d’un exil en Belgique. “Je ne suis pas ici pour demander l’asile politique”, a-t-il indiqué. L’homme politique a affirmé qu’il n’échappait pas à la justice espagnole. Avant de revenir sur le territoire espagnol, l’ancien président catalan souhaite la garantie d’un “procès juste, indépendant, avec la séparation des pouvoirs”. Le premier Ministre belge, Charles Michel, a réagi : Carles Puigdemont “sera traité comme n’importe quel citoyen européen” avec les “mêmes droits et devoirs”.

 

 

  • La présidente du Parlement de Catalogne, Carme Forcadelle, a été convoquée par la Cour suprême pour être inculpée. La dirigeante et cinq autres membres du bureau du Parlement catalan seront entendus le 2 et 3 novembre. Cette convocation intervient le lendemain d’une demande d’inculpation présentée par le procureur général espagnol visant ces six responsables pour rébellion, sédition et malversations.

 

  • La Cour constitutionnelle espagnole a suspendu la déclaration d’indépendance catalane, ce mardi. Le Parlement catalan avait voté l’indépendance, vendredi, après l’activation par le gouvernement central de l’article 155 prévoyant la mise sous tutelle de la région et la convocation de nouvelles élections.

 

  • L’enquête se poursuit. La garde civile espagnole a perquisitionné, ce mardi matin, le siège de la police catalane. Les enquêteurs s’intéressent aux communications de la police catalane lors de la tenue du référendum d’autodétermination catalan du 1er octobre, interdit par Madrid. La journée avait été émaillée de violences policières.

 

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