Loi antiterroriste: une “atteinte aux libertés publiques” pour Benoit Hamon

L'ancien candidat socialiste à l'élection présidentielle dénonce "l'atteinte aux libertés publiques" de la nouvelle loi antiterroriste signée par Emmanuel Macron lundi. 

 

“Une grand reniement”. Ce sont les mots de Benoit Hamon pour qualifier la nouvelle loi antiterroriste signée lundi par le chef de l’Etat. Censée remplacer l’état d’urgence, cette loi est une “atteinte aux libertés publiques” pour l’ancien homme fort du PS, invité ce matin de BFMTV.

“Il y a un an, dans son livre Révolution, il disait “il faut sortir de l’état d’urgence parce que l’état d’urgence est attentatoire aux libertés publiques”. Et que fait‐il ? Il accomplit la première partie de sa promesse, on sort de l’état d’urgence, mais pour intégrer l’état d’urgence au droit commun”, a souligné Benoit Hamon.

Les pouvoirs de l’exécutif élargis

Signée par Emmanuel Macron lundi, cette loi pérennise plusieurs mesures de l’état d’urgence. Elle renforce les pouvoirs de l’exécutif pour assigner quelqu’un non plus à résidence, mais dans un périmètre au minimum égal à la commune.

La nouvelle loi donne aussi au préfet la possibilité de fermer certains lieux de culte où se diffusent  “idées ou théories qui provoquent la violence, la haine ou la discrimination et incite la commission d’actes de terrorisme ou font l’apologie de tels ­actes”.

“On fait prévaloir l’ordre public aux libertés individuelles. C’est un complet reniement”, conclu Benoît Hamon, qui a quitté le PS pour fonder le mouvement M1717.