Ce qu’il faut savoir avant ce week-end sur les élections territoriales en Corse

Les Corses sont invités à voter dimanche 10 décembre pour le second tour des élections territoriales. Cette élection a lieu avant le 1 janvier 2018, date à laquelle les départements de l'île doivent fusionner. Quelques points d'éclairage pour comprendre les enjeux de ce scrutin local.

Une semaine après le premier scrutin des élections territoriales, les Corses retourneront voter dimanche 10 décembre pour élire leurs représentants qui siègeront dans la nouvelle assemblée territoriale unique de l’île de Beauté.

Pourquoi les Corses votent-ils ce week-end?

L’union des deux départements était voulue depuis longtemps par les nationalistes corses, mais déboutée par référendum en 2003. La loi Notre (Nouvelle organisation territoriale de la République) de 2015 prévoit la création de la collectivité territoriale unique de Corse (CTU), jusqu’à présent scindée en deux départements, et une collectivité territoriale. Si le texte date d’il y a presque trois ans, le calendrier lui s’accélère, car la CTU en Corse doit entrer en vigueur à compté du 1er janvier 2018.

Habituellement, les élections de ce type ont lieu pendant les régionales, mais au regard du temps restant avant l’application, une exception est faite.

Qu’est-ce qui changera avec la nouvelle assemblée?

Soixante-trois élus y siégeront à la place des 51 de l’ancienne collectivité territoriale, des 30 conseillers départementaux de Haute-Corse et des 22 de Corse-du-Sud. Les compétences et fonctions resteront les mêmes que pour les précédentes institutions, tout comme les recettes et les employés des anciens départements.

En plus de cette assemblée unique, une chambre territoriale s’installera à Bastia et accueillera “les élus locaux, les intercommunalités et les communes et aura un rôle de conseil auprès de la nouvelle assemblée” pour conseiller la nouvelle Assemblée de Corse, a indiqué le Figaro.

Comment l’élection se déroulera-t-elle?

234 000 Corses sont invités à se rendre aux urnes pour participer du suffrage, qui se fait à la proportionnelle. Après le premier tour, les listes devaient faire un score minimum de 5% pour pouvoir fusionner, et la barre des 7% devait être franchie pour accéder au second tour. Aujourd’hui ol reste quatre listes sur les sept initiales.

Lors du second tour, la liste qui remportera le plus de voix sera récompensée d’une prime de 18%, soit environs 11 sièges supplémentaires à ceux prévus. Les autres seront partagés en fonctions de leurs scores entre les autres listes.