Élections en Corse : large victoire des nationalistes

La liste conduite par Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni a obtenu 56,5% des suffrages au second tour des élections territoriales.

Leur victoire était attendue mais son impact reste inconnu. La coalition nationaliste Pè a Corsica (Pour la Corse), qui était arrivée largement en tête au premier tour des élections territoriales de Corse dimanche 3 décembre, a obtenu ce dimanche 10 décembre au second tour 56,5% des suffrages. Les trois autres listes encore en course, emmenées par la droite régionalistes, la République en marche et “les Républicains”, sont arrivées loin derrière.

« Paris va aujourd’hui prendre la mesure de ce qui se passe en Corse », s’est enthousiasmé après l’annonce des résultats Gilles Simeoni, la tête de la liste Pè a Corsica. Le Premier ministre Edouard Philippe est « à sa disponibilité pour le recevoir à Paris dès l’installation de la nouvelle collectivité », a indiqué son cabinet, tandis que Gilles Simeoni a mis en garde : “Nous attendons et espérons un véritable dialogue avec l’État. Jamais les conditions n’ont été aussi favorables pour que la question corse (…) se règle de façon apaisée et durable par une solution politique. »

Plusieurs revendications

Si l’indépendance de l’île ne figure pas parmi les premières revendications des leaders autonomistes, la coofficialité de la langue corse, l’instauration d’un statut de résident ou encore une amnistie pour “les prisonniers politiques” en font partie.

« Le gouvernement travaillera avec l’exécutif qui aura été choisi par les électeurs corses », s’est contenté de commenter lundi matin le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, alors que certaines de ces demandes semblent contraires à la Constitution française qui « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. »