Coupe de la Ligue : Paris attendu, Strasbourg détendu

Onze jours après son exploit retentissant face au PSG en Ligue 1 (2–1), le Racing Club de Strasbourg défie une nouvelle fois sans complexe les Parisiens au stade de la Meinau

 

“Un miracle, c’est une fois, pas deux.” Pour Raymond Domenech, ancien défenseur du RC Strasbourg et ex-sélectionneur de l’équipe de France, le suspense est inexistant. A la veille du match retour entre Paris et Strasbourg, les Strasbourgeois “ne peuvent rien espérer” de ce huitième de finale de Coupe de la Ligue. Il ironise même : “Vu l’humiliation subie par le PSG l’autre jour, si Strasbourg renouvelle cet exploit, ils vont jouer le titre !”

Revenu dans l’élite après six années passées en deuxième division, le club alsacien est devenu la première équipe de Ligue 1 à faire tomber le PSG cette saison. Un exploit retentissant pour le seizième budget du championnat (30 millions d’euros) face au premier (540 millions d’euros).

“On s’attend forcément à une réaction du PSG”

Mercredi soir, le scénario risque d’être bien différent. Il s’agit d’un “match bonus”, selon l’entraîneur strasbourgeois Thierry Laurey. L’objectif principal étant le maintien en première division, la Coupe de la Ligue vient en complément dans la saison des Alsaciens. “Les joueurs sont sereins, analyse Raymond Domenech. Ils peuvent prendre ce match avec plaisir. De toute façon, il n’y aura pas d’incidence sur le championnat.”

Côté Parisiens, impossible de subir deux humiliations coup sur coup chez un promu, il y a peu présenté comme un candidat au maintien. Pour l’ex-sélectionneur des Bleus, “il faudrait que les Parisiens aient froid et que le terrain soit gelé pour que le Racing s’en sorte.”

Quant aux supporters, ils ne se font guère d’illusions. “On s’attend forcément à une réaction du PSG, confie Philippe Wolff, président de la Fédération des supporters du Racing. Ce qui comptait, c’était de faire un exploit en championnat. Donc, celui de mercredi, c’est du bonus.”

Des joueurs portés par un public extraordinaire

À la Meinau plus qu’ailleurs, le public a un rôle majeur à jouer. Historiquement, c’est inscrit dans l’ADN du club alsacien. Raymond Domenech témoigne : “Le public a un réel impact. Quand on est sur le terrain, on ne peut pas être là juste pour jouer, on est portés par le public, l’ambiance est extraordinaire !”

Le milieu de terrain Dimitri Liénard, au club depuis 2013, rend régulièrement hommage au 12e homme. Un public toujours présent depuis les plus sombres heures du Racing en CFA 2. Alexandre Oukidja, second gardien du club, se réjouit de l’enthousiasme des Strasbourgeois : “À la Meinau, les supporters sont toujours là. Le soutien du public, c’est ce qui fait notre force. Je suis très content que le match se joue à guichets fermés.” Mercredi, 29 000 spectateurs se rendront donc au stade. Une ferveur populaire qui réchauffera certainement les acteurs de la rencontre.