G5 Sahel : L’Arabie Saoudite donne 100 millions

Paris participera à hauteur de 8 millions d'euros dans la nouvelle force antiterroriste du G5 Sahel. La Francde est active dans la région tout en réclamant aux pays sahéliens d'agir de façon autonome.

Les pays africains du G5 Sahel s’engagent tous dans cette nouvelle mission de lutte contre le terrorisme, alors que leurs moyens sont loin d’être équivalents. Quand la Mauritanie alloue un peu plus de 39 millions de dollars à ses dépenses militaires (0,84% de son PIB), le Tchad y consacre plus du triple : 120 millions de dollars, soit 1,25% de son PIB. De la même manière, le Burkina Faso compte 11 450 militaires dans ses rangs (soit 58 militaires pour 100 000 habitants) quand le Tchad dépasse les 30 000 âmes guerrières (soit 257 militaires pour 100 000 habitants). Pour plus de détails, voir notre carte interactive ci‐dessous.

1er août 2014. Une mission de coopération entre la France et cinq pays de la bande sahélo‐saharienne — Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad — est décidée. Ainsi naissait l’opération Barkhane. Dès le début, la France ne se cache pas : “La stratégie sahélienne de la France vise à ce que les Etats partenaires acquièrent la capacité d’assurer leur sécurité de façon autonome”, peut‐on lire dans le dossier de presse de l’époque. Environ 4 000 militaires français sont envoyés, principalement au Mali (1 700 hommes). Barkhane fait suite aux missions Epervier, lancée en 1986 au Tchad, et surtout Serval, menée au Mali à partir de janvier 2013.

La nouvelle force antiterroriste du G5 Sahel, qui devrait être opérationnelle d’ici mi‐2018, comptera pour sa part 5 000 hommes. Son budget, revu à la baisse, devrait s’élever à environ 200 millions d’euros. La France s’engage à hauteur de 8 millions d’euros et maintient les 4 000 militaires de l’opération Barkhane. Les cinq pays membres du G5 déboursent 10 millions d’euros chacun, l’Arabie Saoudite 100 millions, les Emirats Arabes Unis 30 millions. De son côté, l’Union Européenne a promis 50 millions d’euros.