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Appel des leaders musulmans à faire de Jérusalem-Est la capitale de la Palestine

En ouverture du sommet extraordinaire de l’organisation de coopération islamique (OCI), les présidents palestiniens et turcs, Mahmoud Abbas et Recep Tayyip Erdogan ont appelé à reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État de Palestine.

Jérusalem est et restera éternellement la capitale de l’État de Palestine […]. Il n’y aura ni paix, ni stabilité sans cela”. Pendant son discours d’ouverture, le président palestinien Mahmoud Abbas a donné le ton du sommet panislamique qui vient d’être lancé à Istanbul, en Turquie. Cette rencontre des dirigeants du monde musulman est dédié à la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Donald Trump.

“Nous proclamons Jérusalem-Est capitale de l’Etat de Palestine et appelons les autres pays à reconnaître l’Etat de Palestine et Jérusalem-Est comme sa capitale occupée”, ont déclaré les leaders musulmans dans un communiqué publié à l’issue d’un sommet de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI) à Istanbul.

À la tête de l’organisation de la coopération islamique (OCI), Recep Tayyip Erdogan avait immédiatement convoqué ce sommet exceptionnel suite à la déclaration du président des États-Unis, le 6 décembre. Ce mercredi, il avait pris la parole à l’ouverture du sommet : “J’invite les pays qui défendent le droit international et la justice à reconnaître Jérusalem occupée comme capitale de la Palestine.” Défenseur impliqué de l’État palestinien, M. Erdogan a accusé Israël d’être un “État terroriste” et “d’occupation”.  “Israël a été récompensé pour toutes les activités terroristes qu’il mène. C’est Trump qui a délivré cette récompense”, a-t-il assené.

Cette implication du dirigeant turque contraste avec la réaction d’une grande partie des leaders musulmans, qui se sont contentés d’émettre des protestations de forme. “Plusieurs pays […] ne veulent pas entrer en confrontation avec les Etats-Unis, ni même avec Israël, dans un contexte de tensions confessionnelles croissantes avec l’Iran”, explique Sinan Ülgen, président du Center for Economics and Foreign Policy (Edam), basé à Istanbul.