Accident à Millas : comment la SNCF sécurise les passages à niveaux

D’après la SNCF, dans 98% des cas, les accidents à un passage à niveau sont dus à une erreur du conducteur du véhicule.

Le drame de Millas (Pyrénées-Orientales) survenu jeudi 14 décembre, avec 6 enfants décédés dans une collusion entre un TER et un car, relance le débat sur la sécurité des 15.000 passages à niveaux sur le territoire.

Chaque année, plusieurs personnes décèdent dans un accident survenu à un passage à niveau. Quelques jours avant l’accident de Millas, une collision entre un train-intercités et une voiture a fait un mort sur la commune de Rosières-sur-Mance (Haute-Saône). En 2015, 100 accidents ont coûté la vie à 26 personnes, selon la SNCF.

Plan de sécurisation national

L’entreprise s’est engagé à ne plus construire de nouveaux passages à niveau, et à améliorer ceux qui existent déjà. Le ministère chargé des transports a défini un programme de sécurisation national, qui permet d’identifier les croisements dont la suppression ou l’équipement est prioritaire. Il s’agit de ceux qui ont connu plusieurs incidents par an ou des trafics routiers et ferroviaires élevés. Au 1er janvier 2016, 152 passages à niveau étaient inscrits au programme de sécurisation national, contre 450 en 1997.

Le ministère rappelle cependant que la suppression d’un croisement peut prendre plusieurs années, le temps de trouver le cofinançage des travaux et de faire aboutir la concertation avec le gestionnaire routier, les collectivités, les usagers et les riverains. La route peut être déviée vers un autre passage sécurisé, un tunnel ou un pont peut être mis en place. 6 passages à niveau prioritaires ont été supprimés en 2015 et 4 en 2016.

Radars de franchissement

Parmi les mesures mises en places pour sécuriser un croisement sans le condamner à la fermeture, figurent un aménagement des barrières pour empêcher les piétons de traverser ou encore la “mise en place de détecteurs d’obstacles sur les voies permettant d’anticiper les risques de heurts”.

La SNCF prévoit en plus d’augmenter le nombre de radars de franchissement au niveau des passages à niveau inscrits au plan de sécurisation national. Ces derniers flashent les usagers qui franchissent le passage à niveau après le délai de sécurité et risquent une amende de 135 euros et un retrait de 4 points du permis de conduire.