Réforme de la SNCF : la fronde s’organise

Après les annonces du Premier ministre sur la réforme de la SNCF, les syndicats se rencontrent mardi après-midi pour planifier leur réponse.

Fin du statut des cheminots, transformation juridique du groupe public et recours aux ordonnances : pour les syndicats, plusieurs lignes rouges ont été franchies lors du discours du Premier ministre lundi sur les grandes lignes de la réforme de la SNCF.

Le calendrier proposé par le Premier ministre a mis la pression sur les syndicats. « C’est de la provocation, confiait Didier Aubert, patron de la CFDT‐Cheminots au Parisien lundi. Il faut une réaction syndicale forte et rapide. »

La CFDT proposait avant lundi une mobilisation rapide avec une grève reconductible dès le 14 mars, alors que la CGT‐Cheminots, syndicat ferroviaire majoritaire, avait annoncé une mobilisation pour le 22 mars seulement.

Une contestation dès les prochains jours

Mais face à l’annonce du recours aux ordonnances, les quatre syndicats représentatifs de la SNCF (CGT, CFDT, UNSA et SUD‐Rail) veulent discuter mardi après‐midi d’une contestation commune dès les prochains jours. Ils avaient menacé, avant le discours du Premier ministre, d’un « conflit majeur » si le gouvernement décidait de légiférer par ordonnances.

« Nous allons relever le défi. On est sûrement parti pour l’un des plus importants mouvements sociaux de l’histoire de la SNCF », a indiqué au Parisien le secrétaire général de la CGT‐Cheminots, Laurent Brun alors que SUD‐Rail a déjà prévenu d’un « mouvement dur. »

Mais le Premier ministre a essayé de calmer le jeu lundi soir lors d’une interview au journal télévisé du 20 heures de France 2. « Je ne vais pas au conflit, a‐t‐il indiqué. Moi, je ne me situe absolument pas dans une logique de conflictualité, de guerre, de bras de fer. Je dis simplement que nous devons avancer. » Le matin‐même, il avait souligné que « la situation (de la SNCF ndlr) est alarmante, pour ne pas dire intenable. »