Sans Neymar, Paris a fait le travail

Le PSG a remporté son second classique en trois jours face à l'OM (3-0) mercredi. En l'absence de Neymar, officiellement forfait pour le choc face au Real Madrid en Ligue des champions, les Parisiens ont fait le travail. Et Di Maria a notamment montré qu'il pouvait être un remplaçant plus que crédible au Brésilien.

La plus grande nouvelle de la soirée n’est sans doute pas la victoire du PSG face à l’OM en quarts de finale de la Coupe de France (3–0). Elle concerne plutôt l’état de Neymar, auquel tout Paris est suspendu depuis sa blessure dimanche lors du premier épisode du Classique. Le Brésilien a choisi de se faire opérer de la cheville : il est officiellement forfait pour le match retour des huitièmes de finale de Ligue des champions face au Real Madrid. La première sortie des Parisiens sans leur star était donc scrutée ce mercredi. Et force est de constater que les vice‐champions de France ont fait le travail.

Un homme s’est particulièrement illustré face à l’OM : Angel Di Maria. L’Argentin, auteur d’un doublé (45+1′, 46′), a continué sur sa folle lancée de 2018. Il compte désormais 12 buts et 9 passes décisives depuis le 1er janvier. D’abord imprécis, l’ancien joueur du Real s’est procuré la première occasion du match, d’une frappe enroulée du gauche repoussée par Mandanda. Juste avant la pause, il a battu le gardien marseillais du droit d’une belle frappe. Puis, opportuniste, il a profité d’une erreur d’Abdennour pour inscrire un doublé au retour des vestiaires.

Le trio offensif imprécis

Avant cela, Di Maria s’était plutôt montré imprécis, à l’image du trio offensif parisien. Cavani, Mbappé et l’Argentin ont eu du mal à se trouver en première période. L’influence de Neymar dans le jeu parisien s’est faite sentir. Sans lui, ni Verratti ni Draxler n’ont su porter le danger dans le camp adverse. Mbappé, remuant sur ses rares opportunités, est sorti à la mi‐temps, sans doute par précaution. Mais, avant l’heure de jeu, le collectif parisien a eu des difficultés à se mettre en place. Et l’absence du Brésilien n’y était sans doute pas étrangère.

La rentrée de Pastore a nettement fluidifié le jeu parisien. L’Argentin, très peu utilisé par Emery cette saison, sait que l’absence de Neymar peut lui être bénéfique. Avec l’ancien Barcelonais dans le système, nul besoin d’un meneur de jeu du profil de Pastore, tant il prend les choses en main dans l’attaque parisienne. Mais sans lui, le profil de l’ancien d’El Flaco peut être essentiel au jeu parisien. Pastore a su trouver Cavani comme aucun Parisien avant lui dans le match, et s’est même procuré plusieurs occasions, dont une tête magnifiquement repoussée par Mandanda.

Reste à savoir comment Unaï Emery choisira de jouer face au Real Madrid. Neymar, certes discret au match aller, aurait pu faire pencher la balance d’un exploit. Mercredi, Di Maria a montré qu’il en était capable, par deux buts opportunistes. Mais le manque de fluidité du trio offensif parisien pose question. Emery pourrait prendre un risque, en sacrifiant un de ses milieux (comme Adrien Rabiot, entré en fin de match) pour Javier Pastore, capable de faire jouer ses trois attaquants comme le faisait Neymar. Mais l’entraîneur parisien peut aussi consolider son milieu de terrain et compter sur un exploit de ses attaquants, au talent bien au‐dessus de la moyenne même sans le joueur le plus cher de l’histoire, pour faire basculer la confrontation. Il faudra en tout cas prier pour que Mbappé, sorti à la mi‐temps, ne se soit pas lui non plus blessé.