Coupe de France : le destin mitigé des anciens «petits» clubs

Avant les Herbiers et Chambly cette semaine, d'autres clubs de divisions inférieures à la Ligue 2 avaient réalisé des parcours bluffants en Coupe de France. Mais ont-ils réussi à les digérer ?

Comme Les Herbiers qui ont éliminé le RC Lens 24 heures plus tôt, le FC Chambly a marqué de son empreinte l’édition 2018 de la Coupe de France de football ce mercredi 28 février. Les Camblysiens ont vaincu le RC Strasbourg, pensionnaire de Ligue 1, sur le score de 1–0. Ces deux clubs de National, la troisième division, sont désormais sous les feux des projecteurs.

Avant eux, d’autres clubs qui n’évoluaient ni en Ligue 1 ou Ligue 2 ont connu des épopées similaires dans cette compétition. Tous n’ont pas digéré leur exploit avec le même bonheur.

Ils ont chuté

Finaliste en 2000, Calais avait longtemps fait douter le FC Nantes avant de concéder un pénalty dans les ultimes minutes de la rencontre (2–1). A l’époque club de CFA, le quatrième échelon national, le club avait rejoint le National en 2001 avant de faire des allers‐retours entre National 2 (ex‐CFA à la suite du changement de nom en 2017) et National.

Les difficultés financières se sont ensuite accumulées pour le club dans les années 2010. Le tribunal de grande instance de Boulogne‐sur‐Mer a placé Calais en liquidation judiciaire fin 2017 en raison de dettes de plus de 700 000 euros, signant ainsi la disparition du club.

Destin moins tragique pour Carquefou, quart‐de‐finaliste en 2008 alors qu’il évoluait en CFA 2, la cinquième division. Le voisin de Nantes a continué sur sa lancée de la Coupe et est même monté en National en 2011. Mais, faute de moyens financiers suffisants, le club a été rétrogradé. Il joue désormais en division régionale.

D’autres clubs font aujourd’hui partie d’une division inférieure à celle de l’année de leur exploit en Coupe de France. Moulins est passé de la CFA à l’échelon régional depuis son quart de 2013 quand Montceau, pensionnaire de CFA demi‐finaliste en 2007, joue désormais en National 3 (ex‐CFA 2).

Ils ont confirmé

Le petit club de Quevilly (National) a également perdu une finale de Coupe de France, en 2012 face à Lyon, mais son destin est plus heureux que celui de Calais. La formation de l’entraîneur Régis Brouard, qui a quitté le club à l’issue de cette épopée, est remontée en National en 2016 après un court passage en CFA. Ils se sont même hissé en Ligue 2 en 2017. Mais cette année le club est en difficulté et se trouve en position de relégable.

Demi‐finaliste la même année que Quevilly, et club de National également, le Gazélec Ajaccio est monté en Ligue 2 en parallèle de son exploit en Coupe. Le club a même passé une saison en Ligue 1 lors de la saison 2015–2016. De retour à l’échelon inférieur de la Ligue 2 en 2016, le Gazélec est actuellement 15ème du classement.

Rodez, Concarneau ou encore Granville évoluent également dans une meilleure division aujourd’hui qu’à l’époque de leur bon parcours en Coupe de France. Les deux premiers sont en National, le troisième en National 2.

Ils n’ont pas évolué

Les deux quart‐de‐finalistes de l’édition 2017, Avranches et Fréjus Saint‐Raphaël, se sont tous deux maintenus en National après leur parcours la saison passée. Charge à eux de prendre le chemin de Quevilly ou du Gazelec Ajaccio et pas le triste destin de Calais.

Situation des clubs, hors Ligue 1 et Ligue 2, qui ont atteint au moins les quarts de finale en Coupe de France depuis 2006.