[Infographies] Municipales : ces maires tentés de s’allier avec LREM

A deux ans des municipales, des maires de grandes villes se rapprochent de la République en marche pour espérer être réélus.

A plus de deux ans des prochaines élections municipales de 2020, les éventuelles alliances commencent à se dessiner. Jeudi 1er mars, le maire “Les Républicains” (LR) de Nice Christian Estrosi a annoncé au “Figaro” qu’il serait candidat à sa réélection. S’il reste membre du principal parti de droite, l’élu a plusieurs fois salué l’action d’Emmanuel Macron.

Le président LR de la région PACA Renaud Muselier, prétendant à la mairie de Marseille, a annoncé de son côté sur BFMTV qu’il était prêt à discuter” avec le parti présidentiel la République en marche (LREM). L’actuel maire, Jean-Claude Gaudin, 78 ans, a décidé de ne pas se représenter après quatre mandats consécutifs.

A Paris, plusieurs élus membres de la majorité municipale de la maire PS Anne Hidalgo plaident également pour une alliance avec LREM.

Emmanuel Macron, qui a réalisé ses scores les plus importants à l’élection présidentielle dans les zones urbaines, a récolté au moins 20% des suffrages à Nice, Marseille et Paris. Son parti a été créé en 2016 et n’avait donc pas de représentant lors des élections municipales de 2014.

Des scores importants pour LREM

Même si les situations politiques locale et nationale sont différentes, on constate sur les infographies ci-dessous que la République en marche a grignoté de nombreuses voix au parti qui détient la mairie dans ces trois villes.

A Marseille, Emmanuel Macron a obtenu 20,44% des suffrages en 2017 et a dépassé le candidat LR François Fillon (19,81%). Une autre menace pour l’actuelle mairie LR est la percée de la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, qui est passé de 4,82% à 24,82% entre les municipales de 2014 et la présidentielle de 2017.

Le maire de Nice, Christian Estrosi, doit également composer avec le score important d’Emmanuel Macron (20,52%) en 2017 même si François Fillon était devant avec 26,09% des suffrages dans cette ville traditionnellement acquise à la droite.

La situation s’annonce encore plus compliquée pour la maire de Paris Anne Hidalgo puisque seuls 10,18% des électeurs ont voté pour le candidat du Parti socialiste en 2017 alors qu’elle avait recueilli 42,90% des suffrages au premier tour en 2014. Emmanuel Macron a par ailleurs réalisé le gros score de 34,83% en mai dernier. Un candidat de la République en marche serait donc une importante menace pour la maire actuelle.