Qui est Sophie Pétronin, la dernière otage française dans le monde ?

Enlevée le 24 décembre 2016 dans le nord du Mali, l’humanitaire de 72 ans dirigeait depuis une vingtaine d’années une ONG venant en aide aux orphelins.

La fondatrice de l’ONG “Association d’aide à Gao” est apparue jeudi soir très affaiblie, mais vivante, dans une courte séquence diffusée par ses ravisseurs. C’est la deuxième preuve de vie depuis son enlèvement.

Sophie Pétronin a été enlevée le 24 décembre 2016 dans la ville de Gao (nord du Mali), qu’elle a découvert en 1996 et où elle s’installe au début des années 2000, selon le site de son association. Médecin nutritionniste de formation, elle y dirigeait l’ “Association d’aide à Gao”, une ONG qui œuvrait pour la nutrition des orphelins.

Ses ravisseurs sont des membres du groupe djihadiste proche d’Al-Qaïda, Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (JNIM). Déjà en 2012, alors que le groupe armé avaient pris le contrôle de Gao, elle leur échappe en s’exfiltrant vers l’Algérie à l’aide de rebelles touaregs.

Elle rentre ensuite dans la ferme familiale des Cévennes ardéchoises où elle retrouve son fils et ses petits-enfants mais elle retourne très vite à Gao pour poursuivre les activités de son association.

En juillet 2017, pour la première fois depuis sa disparition six mois plus tôt, Sophie Pétronin était déjà apparue dans une vidéo aux côtés de cinq autres otages occidentaux. Comme le veut la procédure en cas d’enlèvement d’un Français à l’étranger, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour enlèvement et séquestration en bande organisée. Elle a été confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et au commandement de gendarmerie prévôtale.

Ses proches se disent « démunis » et dénoncent l’inaction du gouvernement français sur ce dossier. Son fils Sébastien Chadaud-Pétronin a déclaré en décembre : “Ils ont pris la décision de ne pas intervenir”.

Un comité de soutien a été lancé. Son action est visible sur le site www.liberons-sophie.fr.