Crise à Gaza : la France « condamne les violences »

Au moins 55 Palestiniens ont été tués par les forces de sécurité israéliennes lundi à la frontière entre la Bande de Gaza et Israël. Selon l'AFP, l'Elysée condamne « ces violences ». 

La journée d’inauguration de l’ambassade des États‐Unis à Jérusalem a été marquée par des violences.

Des manifestations ont réuni une dizaine de milliers de personnes opposées au déménagement de l’ambassade américaine, de Tel‐Aviv à Jérusalem. Selon le ministère de la Santé palestinien, au moins 55 personnes qui tentaient de traverser la frontière ont été tuées par l’armée israélienne, dont huit enfants de moins de seize ans. Le ministère rapporte également 2400 blessés.

L’armée Israélienne a annoncé de son côté avoir bombardé des positions du Hamas dans la Bande de Gaza.

Alors que le bilan pourrait s’alourdir, l’Elysée a déclaré à l’AFP que la France condamnait « ces violences », avant de préciser qu’Emmanuel Macron « parlera à tous les acteurs de la région dans les prochains jours ».

Plus tôt dans la journée, le ministre des Affaires étrangères Jean‐Yves Le Drian avait réagi dans un communiqué transmis à l’AFP. « La France appelle de nouveau les autorités israéliennes à faire preuve de discernement et de retenue dans l’usage de la force qui doit être strictement proportionné » a déclaré le ministre. Elle rappelle le devoir de protection des civils, en particulier des mineurs, et le droit des Palestiniens à manifester pacifiquement ».

« La France appelle l’ensemble des acteurs à faire preuve de responsabilité afin de prévenir un nouvel embrasement », Quai d’Orsay

Depuis le 30 mars, plusieurs affrontements entre palestiniens et armée israélienne avaient déjà au moins 54 morts. Ce 14 mai marque la journée la plus meurtrière dans le conflit Israélo‐palestinien depuis le blocus mené sur Gaza à l’été 2014.

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Illustration : AP/Khalil Hamra