Malgré l’accord de Paris, les pays du G20 ont encore plus pollué

Publié mercredi, le bilan annuel sur lequel se base l'Organisation mondiale de la santé met en évidence la consommation d'énergie en hausse des principales puissances mondiales.

Comme chaque année, le cabinet Enerdata a fait paraître son bilan énergétique des pays du G20 pour 2017, la référence pour les organisations environnementales. Ces Etats représentent 80 % de la consommation d’énergie mondiale. Trois ans après l’accord de Paris, l’évolution observée ne va pas dans le sens des engagements pris à l’époque dans la capitale française :

  • Hausse de la consommation d’énergie : les pays du G20 ont consommé 2,1 % d’énergie de plus en 2017 qu’en 2016.
  • Hausse de la consommation d’énergies fossiles : malgré l’augmentation des prix du pétrole, du gaz et du charbon en 2017, les pays du G20 ne se sont pas davantage tournés vers les énergies renouvelables. En cause, une croissance rapide du parc automobile en Chine, en Inde et en Europe entraînant une plus grosse consommation de pétrole. 
  • Exploitation de gaz de schiste : les Etats-Unis continuent l’exploitation de gaz de schiste et sont devenus un important acteur de l’exportation de gaz sous forme liquide par navires.
  • Hausse des émissions de CO2 : les émissions de CO2 des pays du G20 ont bondi de 2 %.

L’accord de Paris prévoyait de limiter à 2°C la hausse de la température moyenne planétaire entre les années 1990 et 2050. Un objectif qui supposait une diminution de 2,9 % des émissions annuelles de gaz à effet de serre. A présent, la situation s’étant dégradée, les scientifiques estiment que cette diminution devra être de 3,5 % par an d’ici 2050.