La sclérose en plaques, une maladie méconnue et féminine

A l’occasion de la journée mondiale de la SEP, la newsroom du CFJ décrypte cette maladie qui touche près de 100.000 personnes en France.

Le 30 mai consacre la journée mondiale de la sclérose en plaques. Une maladie qui touche près de 100.000 personnes en France, notamment des femmes, mais avec laquelle il est possible de vivre.

Qu’est-ce que la sclérose en plaques ?

La sclérose en plaques (ou SEP) est une maladie affectant le système nerveux central et touchant donc le cerveau et la moelle épinière. Elle se caractérise plus spécifiquement par une perte de myéline. Comparable à une gaine autour d’un fil électrique, cette substance a pour but de protéger les fibres nerveuses. Lorsqu’elle disparaît, les informations transmises par le cerveau sont altérées.

La SEP se déclare généralement vers 30 ans et suit une progression différente suivant les individus. Pourtant, l’Association française des sclérosés en plaques (Afsep) recense 2 à 4 % d’enfants atteints. A ce jour, les chercheurs ont bien identifié comment cette maladie se déclare, mais ne savent toujours pas quelles en sont les causes. Seules hypothèses : une prédisposition génétique ou des facteurs environnementaux pourraient en être à l’origine.

Quant aux symptômes, ils peuvent être divers : faiblesse musculaire, troubles de l’équilibre, de la vision, du langage, paralysies. Et dans certains cas, un handicap irréversible peut s’installer.

Vivre avec la SEP est possible

Depuis plusieurs décennies, de plus en plus de femmes sont touchées par la sclérose en plaques.  “Cela pourrait être lié au changement des habitudes de vie. Aujourd’hui, on compte trois femmes atteintes pour un homme, contre deux femmes pour un homme dans les années 50/60. C’est une vraie révolution épidémiologique”, explique à l’AFP le neurologue Thibault Moreau, de la fondation française Arsep (Aide à la recherche sur la sclérose en plaques).

Pour l’instant, “on ne sait pas guérir la sclérose en plaques, mais on sait l’atténuer”, poursuit le Pr. Moreau. La recherche des vingt dernières années a néanmoins permis d’améliorer la qualité de vie des patients. Le diagnostic s’établit également de plus en plus tôt, permettant une meilleure prise en charge. En ce qui concerne les femmes enceintes, il a été prouvé que leur bébé ne courait aucun risque. Thibault Moreau assure que l’on peut “mener des projets de vie même avec cette maladie.”