Le théâtre peut reprendre à la Comédie-Française

Après un mouvement de grève du personnel, le public peut revenir assister aux représentations de l'institution dans des conditions normales. Depuis deux semaines, les pièces étaient privées de décor.

Une première annulée, des pièces sans décor… Depuis deux semaines, la Comédie-Française tournait en sous régime. En cause : une grève du personnel. Et plus particulièrement des machinistes, qui construisent et manipulent les décors, grands ou petits. Ces travailleurs enchaînent les missions à un rythme effréné, avec de nombreux roulements des décors pour pouvoir réaliser jusqu’à cinq pièces différentes dans la même semaine. Seulement depuis deux ans, le rythme s’est accéléré. Les machinistes luttaient alors pour plus de considération et un triplement d’une prime.

Mais la grève n’a touché qu’une des salles : la salle Richelieu. La plus grande, avec 862 places. Les acteurs pouvaient continuer à jouer dans les autres théâtres. Seulement sans décor. Les spectateurs étaient alors accueillis avant les représentations et avaient le choix de suivre ou non la pièce.

La salle Richelieu était fermée au public.

La pièce La Locandiera de Goldoni, mise en scène par Alain Françon, a subi le plus de dommages. La première a été annulée et la représentation du 31 mai, où des mécènes étaient conviés; n’a pu se faire. La Comédie-Française a décidé de baisser les bras. La Locandiera sera décalée à la saison prochaine.

La grève s’est arrêtée lundi soir avec des promesses de la part de la direction, qui assure qu’elle sera plus vigilante au calendrier et est ouverte aux négociations. Mais rien de concret pour l’instant.

Ce n’est pas la première grève à la Comédie-Française. En 2012, une grève avait aussi fait annuler une pièce. Une pièce de Goldoni, encore. Et encore mise en scène par Alain Françon.