Woody Allen assure être un fervent défenseur de #Metoo

Le cinéaste américain est lui même accusé d'abus sexuels par sa fille adoptive. Une affaire classée sans suite.

Une déclaration qui fait mouche. Le célèbre réalisateur américain, Woody Allen, s’est exprimé depuis New‐York sur la chaîne de télévision argentine Canal 13. Lors d’une interview, il a déclaré soutenir le mouvement contre les violences faites aux femmes, symbolisé par le hashtag #Metoo. Il assure même : “Je devrais être une tête d’affiche du mouvement #Metoo. J’ai travaillé dans le cinéma pendant 50 ans, j’ai travaillé avec des centaines d’actrices, et pas une seule n’a suggéré la moindre attitude déplacée”.

Moi, je n’ai été accusé que par une femme, dans le cadre d’un affaire de garde d’enfants, qui a été l’objet d’une enquête et (l’accusation) s’est révélée fausse. Je suis un fervent partisan du mouvement #Metoo”, a affirmé le cinéaste de 82 ans.

Il fait référence aux accusations d’abus portées par sa fille adoptive Dylan Farrow. La justice a finalement classé sans suite cette affaire, qui remonterait à l’été 1992. Mais en janvier dernier, la jeune femme l’a fait ressurgir en accusant de nouveau son père à la télévision.

Des déclarations sur Weinstein

Woody Allen s’était engagé sur une piste glissante en octobre dernier.  Au moment de la chute du producteur américain Harvey Weinstein, il s’était dit “triste” pour l’homme accusé de viol et d’agressions sexuelles. Il avait vite rectifié ses propos : “Je voulais dire qu’il était un homme triste et malade”.

Dylan Farrow a déclaré dans le Los Angeles Times, en décembre dernier, que si le système ne fonctionnait plus pour Weinstein, “il fonctionne toujours pour Woody Allen”. C’est d’ailleurs son frère, le journaliste Ronan Farrow, qui a fait tomber le producteur américain grâce à son enquête pour le New‐Yorker.