Portrait-robot des 8,9 millions de pauvres en France 

Les plus touchés sont les chômeurs, les familles monoparentales et les agriculteurs.

14,2% des Français vivaient sous le seuil de pauvreté en 2015 d’après l’Insee. Autrement dit, 8,9 millions d’entre eux gagnent moins de 1015 euros par mois pour une personne seule ou 1523 euros pour un couple sans enfant.

Ce taux est l’un des plus faibles d’Europe. Il est resté plutôt stable depuis 30 ans : en 1996, il y avait 14,5% de pauvres en France.

Des catégories socio-professionnelles plus touchées

37,3% des chômeurs vivent sous le seuil de pauvreté. C’est le taux le plus élevé, toutes catégories socioprofessionnelles confondues. Parmi les actifs, ce sont les agriculteurs qui connaissent le plus de difficultés financières. Près d’un quart d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté, même si ce taux a diminué de 10 points entre 1996 et 2015.

Les artisans, commerçants et chefs d’entreprise ont à l’inverse vu leur taux de pauvreté augmenter en 20 ans. Elle touche 21,4% d’entre eux en 2015, soit presque autant que chez les agriculteurs.

Quand monoparentalité rime avec pauvreté

Les familles monoparentales sont elles aussi en difficulté : près d’un tiers d’entre elles vivent sous le seuil de pauvreté. D’après l’Insee « le risque d’être pauvre plutôt que de ne pas l’être est 2,5 fois plus élevé pour une famille monoparentale avec un enfant, et 5 fois plus pour une famille monoparentale avec plusieurs enfants que pour un couple avec deux enfants. »