Volkswagen s’engage à arrêter les tests sur les animaux

Le constructeur automobile allemand tente de redorer sa réputation après plusieurs scandales l’année dernière. L’entreprise avait notamment financé des expériences sur des singes.

Volkswagen essaie toujours de faire oublier les scandales de l’année dernière. Le géant de l’automobile a adressé lundi une lettre à la branche allemande du groupe de défense des animaux People for the Ethical Treatment of Animals (PETA), dans laquelle il s’engage à abandonner les tests sur les animaux. Herbert Diess, le directeur général du constructeur allemand, précise tout de même que les études qui ont utilisé des primates, menées aux États-Unis, n’ont pas enfreint les lois locales.

Fin janvier 2018, le New York Times avait révélé la participation de Volkswagen, parmi d’autres constructeurs, au financement d’une recherche sur les effets du diesel. Elle consistait à cracher des gaz d’échappements sur des macaques enfermés dans des chambres étanches. La divulgation de ces expérimentations avait déclenché un tollé dans l’opinion publique et l’indignation des associations de protection des animaux. Elle n’avait fait que s’ajouter à la longue liste d’affaires qui accablaient le constructeur depuis quelques mois, notamment celle du trucage des outils de mesure de la pollution émise par les moteurs diesel aux Etats-Unis.

Cette déclaration solennelle est la dernière mesure prise par Volkswagen pour redorer sa réputation depuis que M. Diess a été nommé directeur général en avril. Il avait reconnu dans un discours peu de temps après que le constructeur automobile devait “devenir plus honnête, plus ouvert, plus franc”.

PETA a accueilli favorablement cette décision. “Volkswagen a pris la bonne décision en s’engageant à ne plus effectuer de tests sur des animaux, qui ne sont pas pertinents pour la santé humaine et qui ne sont pas exigés par la loi”, a déclaré Kathy Guillermo, vice-présidente du groupe. “PETA appelle les autres constructeurs automobiles qui continuent à faire des tests sur les animaux à lui emboîter le pas et à adopter des méthodes de recherche modernes et humaines.”