Cyberattaques : les Etats-Unis inculpent sept agents du renseignement russe

Les renseignements russes sont soupçonnés par Washington d’avoir mené des cyberattaques à l’égard de plusieurs instances américaines, dont une société spécialisée dans l’énergie nucléaire.

Les pressions à l’égard des services de renseignement russes (GRU) s’accélèrent ce jeudi. Washington a annoncé au cours de l’après-midi avoir inculpé sept de leurs agents pour une campagne de cyberattaques contre des instances sportives, une agence internationale et une société américaine spécialisée dans l’énergie nucléaire. Dans la matinée, le ministre des Affaires étrangères britanniques Jérémy Hunt avait accusé le GRU de mener des cyberattaques visant différentes institutions et médias à travers le monde.

Ces inculpations sont liées à l’expulsion de quatre agents russes accusés d’avoir tenté de pirater le siège de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques(OIAC) à La Haye, a indiqué un responsable du ministère de la Justice.

Selon le Centre national britannique de cybersécurité (ou National Cyber Security Centre, NCSC en anglais), le GRU serait responsable de l’attaque du Parti démocrate aux Etats-Unis et qui avait initié le scandale d’ingérence russe lors de la campagne présidentielle américaine de 2016. 

Depuis plusieurs mois, les accusations se multiplient à l’égard des services de renseignement russes. Selon une source gouvernementale britannique, le GRU serait associé à plusieurs groupes de pirates, comme « Fancy Bear » ou « Sandworm », souvent présentés comme proches des autorités russes.

Le chef de la diplomatie britannique s’est montré déterminé ce matin à ne pas se laisser faire face à ces menaces. « Notre message est clair. Avec nos alliés, nous révèlerons et répondrons aux tentatives du GRU de saper la stabilité internationale », a-t-il déclaré dans un communiqué. Il a reçu le soutien de l’Australie dans la foulée.