Reprise de la NBA : retour aux nuits blanches pour les fans français

Après plus de trois mois de pause, la NBA reprend dans la nuit de mardi à mercredi. Le moment tant attendu pour les nombreux fans français de NBA est enfin arrivé : retour à l’épreuve des nuits blanches et des ajustements quotidiens pour pouvoir suivre cette nouvelle saison.

Reprise de la NBA : les fans n’attendent que ça

“Ça y est ! Les bonnes vieilles habitudes vont recommencer” explique François, 28 ans, doctorant en recherche médicale et fan de NBA depuis quinze ans. Très excité à l’idée de cette reprise, il vante la qualité de streaming actuelle qui permet “désormais de voir du bon match”. Même son de cloche pour Antoine, 23 ans, étudiant en journalisme sportif à Liège (Belgique) qui porte dès 15 heures, “son maillot sur le dos” et qui a “noté la date de reprise depuis plusieurs mois”. Sa passion pour la NBA est né de son goût pour les jeux vidéos. Lui aussi est “un peu tombé amoureux de ce sport”.

Ismaël, quant à lui, a découvert la NBA en 1988. “Depuis le collège, je n’ai jamais lâché” explique ce futur éducateur, aujourd’hui âgé de 42 ans. Sa passion est telle que durant la période de pause, “franchement bizarre” à ses yeux, il s’autorise à revoir d’anciens matchs parmi les 300 qu’il collectionne chez lui. Il martèle fièrement de disposer “d’une soixantaine de sneakers (baskets)” et se remémore “sa chambre d’ado pleine de posters de joueurs”. Tous les trois ont pour habitude de regarder la NBA en solitaire. François évoque néanmoins le fait d’ “être toujours accompagné de Twitter” pendant ces longues nuits blanches afin de “pouvoir interagir si il y a des hashtags par rapport aux matchs.” C’est aussi l’occasion, quand la fin d’un match approche, de ne pas s’endormir souligne‐t‐il. Antoine déplore le fait de ne “malheureusement pas avoir beaucoup d’amis qui suivent la NBA” tandis qu’Ismaël, organise de rares soirées NBA chez lui, “uniquement pour les grands matchs, sinon c’est tout seul à la maison”.

“Soit je me couche de 23 heures à 2 heures, soit je ne dors pas du tout”

Être Français et fan de NBA n’est pas de tout repos. Les matchs étant diffusés en pleine nuit (la saison démarre à 2 heures du matin ce mercredi par le match Philadelphie‐Boston), un aménagement d’emploi du temps s’impose ! “Par chance, je suis un petit dormeur” explique Ismaël en riant. “Comme je ne suis pas quelqu’un de raisonnable, je sais que ça va me bousiller toutes mes nuits, ça c’est une certitude. J’arrive quand même à m’arranger : je dors de 22h à 2h du matin, ça me laisse quand même quatre bonne heures pour dormir si besoin est” explique t‐il. “Au pire, si je suis vraiment fatigué, je profite de l’heure du déjeuner pour faire une micro‐sieste pendant une demie‐heure”. De son côté, François sait que la première semaine lui “manque tellement” qu’il va regarder tous les matchs quitte à être fatigué au travail. “Soit je me couche de 23 heures à 2 heures, soit je ne dors pas du tout” avoue‐t‐il. Il tempère : “au bout d’une semaine ou dix jours, je vais regarder mon équipe de cœur et les grosses affiches mais pas tous les matchs non plus.”

Antoine reconnaît lui que les horaires de diffusion sont “très contraignants quand on habite en Europe mais la passion nous pousse à rester éveillé pour regarder les matchs. Après c’est à nous d’assumer le lendemain matin.” Conscient de la fatigue que peut provoquer le visionnage intensif de la NBA, il regarde tout de même en replay lorsqu’il sait “qu’une grosse journée l’attend le lendemain”. Tous reconnaissent être déjà arrivé “cernés” ou “avec une tête de zombie” au travail, selon leurs mots, mais c’est le risque à prendre lorsqu’on est un vrai fan de NBA. Ce mode de vie qui consiste à “vivre la nuit pendant 6 ou 7 mois” comme François l’explique, ne laisse pas leurs proches indifférents. “C’est particulier mais au bout d’un moment, ils comprennent” explique Antoine. Pour sa part, François avoue que “parfois, ils ne comprennent pas.” Ismaël lui, pointe du doigt la réaction de sa “madame” qui, lorsqu’il sort du lit à 1 heure du matin “le regarde toujours bizarrement”.

Crédit photo: Jeramey Jannene — flickr