Coupe du Monde de Tennis de Table : le Français Simon Gauzy vise « au moins les demi‐finales »

Le vendredi 19 octobre débute la première phase de la Coupe du Monde de Tennis de table 2018, dans les infrastructures de Disneyland Paris. Parmi les vingt joueurs — les meilleurs du monde — invités par la Fédération, deux sont français : Simon Gauzy, 16e mondial et représentant du pays hôte, et Emmanuel Lebesson, 50e mondial, « wildcard ».

À bientôt 34 ans, Simon Gauzy dispose d’un solide palmarès : champion de France benjamin en 2005, puis champion d’Europe en double et en simple en 2009, il atteint en 2017 la 13e place au classement mondial. De retour sur le circuit après une blessure au dos, il explique :

« Je suis très heureux de pouvoir disputer une compétition de cette ampleur en France, devant notre public… et dans le cadre de Disneyland Paris. Bien que j’attende avec plus d’impatience de rentrer dans l’aire de jeu et de me battre devant les supporters que de me prendre en selfie avec Mickey (rires). Je n’ai pas peur, puisque j’ai déjà affronté quasiment tous les pongistes qui participent au tournoi dans ma jeune carrière. A part Jha Kanak, l’Américain que j’affronte demain, et qui a remporté le bronze aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Buenos Aires… mais j’ai déjà bien observé sa manière de jouer. Je ne me surestime pas, je sais que le match contre le Nigérian Quari Aruna, demain, risque d’être aussi serré que les deux dernières rencontres que j’ai disputées face à lui. Je suis assez heureux d’éviter le Biélorusse Vladimir Samsonov, puisque je n’ai jamais gagné contre lui. Malgré tout, je serais déçu de ne pas faire au moins aussi bien que l’année dernière, à Düsseldorf, où j’étais arrivé en demi‐finales. Mais au ping‐pong, les compétitions de cette ampleur sont récurrentes. On a toujours l’occasion de se rattraper. Et puis, chaque nouveau match nous fait avancer dans notre quête des Jeux Olympiques ! »

 

Emmanuel Lebesson est la « wildcard » de la compétition, c’est-à-dire qu’il n’a pas subi le même processus de sélection que ses adversaires : il y a été convié pour son excellente performance aux championnats d’Europe séniors, qu’il a remportés en 2016.  Il raconte :

« Je suis ravi de pouvoir jouer pas trop loin de chez moi, devant ma famille. Et puis, devant le public français, dans une salle a priori pleine ! Bien sûr, je remercie la Fédération de m’avoir accordé cette ‘wildcard’… Je pense la mériter, après ma performance aux championnats d’Europe. En revanche, je ne la remercie pas pour le tirage des groupes (rires). J’écope d’une poule difficile, avec notamment le Brésilien Hugo Caldenaro, 11e mondial et le joueur le mieux classé de cette première phase. Je n’ai jamais joué contre lui, et il a de quoi faire peur, car il est bien intégré dans le Top 15 mondial depuis maintenant plusieurs mois. Mais je pense pouvoir l’inquiéter. J’aborde la compétition avec un certain recul. Je n’ai pas grand‐chose à perdre, plutôt tout à gagner. Je suis frais, j’ai le soutien du public… et surtout, plus important encore, j’ai de bonnes jambes (rires). Bref, je suis prêt à prendre énormément de plaisir dans cette Coupe du monde. »

L’organisation de la compétition : Les douze joueurs les moins bien classés parmi les vingt s’affronteront en phase de poules, par groupes de trois. Les deux meilleurs de chaque groupe rejoindront ensuite les huit joueurs les mieux classés pour la seconde phase du tournoi.