Trafic, pollution… ce que réserve le gouvernement aux automobilistes

Le projet de loi sur les mobilités (LOM) doit être présenté début novembre en conseil des ministres. Parmi toutes les propositions, le gouvernement prévoit une mesure phare : la suppression des barrières de péage. A quoi va‐t‐elle servir ?

Et si le projet de loi sur les mobilités aidait Bison futé à ne plus voir rouge ? Le gouvernement espère, avec ses mesures, fluidifier le trafic routier et réduire la pollution. Attention avec ce projet de loi, la disparition des péages n’entrainera pas la gratuité du réseau autoroutier.

Fluidifier le trafic

Exit les longues files d’attente pour prendre un ticket ou régler la portion d’autoroute empruntée. Mais, prendre l’autoroute coutera toujours aussi cher. Le gouvernement propose de remplacer les barrières de péage par un système de péage en flux libre (free flux) ce qui permettrait de fluidifier le trafic.

Comment fonctionne le flux libre ? Emilie Henny

Ce sont des capteurs qui joueront le rôle de péage et qui détecteront un badge ou la plaque d’immatriculation. Le badge transmettra les données de paiement directement à la borne. Pas de panique si vous ne possédez pas ce fameux badge, le paiement pourra également se faire grâce à une photographie de la plaque d’immatriculation. Selon une information RMC, ce sont les sociétés d’autoroutes qui pourront décider si elles mettent en œuvre ou non cette mesure.

Préserver l’environnement

Mettre fin aux bouchons sur les zones de péage aura aussi pour conséquence de limiter la pollution aux particules fines. La protection de l’environnement prend d’ailleurs une place importante dans ce projet de loi LOM. D’autres mesures s’y rapportent comme la mise en place d’un forfait mobilité pour les salariés qui se rendent au travail à vélo ou encore le renforcement de l’encadrement du co‐voiturage.

Renforcer le dispositif anti‐fraude

La fraude reste un inconvénient du dispositif. Selon Le Parisien, ce ne seront plus « seulement » 0,2% des conducteurs qui frauderont mais 5% avec le flux libre. Ce chiffre représente plus de 500 millions d’euros de manque à gagner pour les sociétés d’autoroute. Le gouvernement souhaite donc, à travers cette loi, durcir les sanctions, qui vont de 22€ d’amende (tarif minoré) à 75€.

 

Emilie HENNY