Stars de la chanson : une carrière après la mort

L’album posthume de Johnny Hallyday « Mon pays, c’est l’amour » a été vendu à plus de 631.000 exemplaires en trois jours. Coup d’œil sur les carrières posthumes des stars de la chanson qui profitent à leurs héritiers.

Réussir une carrière de son vivant c’est déjà bien, mais après la mort c’est encore mieux. Avec plus de 631.000 CD et vinyles vendus depuis sa sortie le 19 octobre, l’album posthume de Johnny Hallyday Mon pays, c’est l’amour est la poule aux œufs d’or de l’industrie du disque. Et pour cause, les ventes des albums posthumes et des compilations explosent après la mort des vedettes. De l’album à la vente aux enchères, les ayants‐droits d’un chanteur disparu sont parfois prêts à tout, pour faire fructifier leur héritage.

Des disparitions lucratives

Les chansons du rockeur Johnny Hallyday ont pris les 10 premières places du classement pendant plusieurs jours, dès le lendemain de sa mort survenue le 6 décembre 2017. L’engouement ne retombe pas moins d’un an après. Avec plus de 631.000 ventes en trois jours, l’album Mon pays, c’est l’amour devient disque de diamant. Thierry Chassagne, patron de la maison de disques Warner Music France parle de « ventes historiques ».

Un exploit qui n’est pas sans rappeler les ventes de disques de Claude François. Le chanteur a vendu presque autant d’albums de son vivant (35 millions) qu’à titre posthume. Après la mort de « Cloclo », son fils ainé Claude François Junior prend en main l’héritage de son père et les ventes atteignent les 32 millions d’exemplaires.

Même topo de l’autre côté de l’Atlantique, c’est Elvis Presley qui détient le record des disques posthumes. Après sa mort, plus de 100 albums ont vu le jour. Michael Jackson atteint, quant à lui, les 750 millions d’albums vendus. Seulement un mois après sa mort en 2009, 16 millions de disques du King of Pop ont été achetés.

© Célia Cuordifede

Le filon des produits dérivés

Biopic, expo, parfum… Les ayants‐droits surfent aussi sur la conception de produits dérivés. Les fans peuvent suivre leurs idoles au cinéma. Sur les écrans, les vedettes disparues ont une seconde vie avec les biopics Dalida (2017), Cloclo (2012), ou encore avec le film This is it (2009), un long métrage constitué des images des coulisses des dernières répétitions de Michael Jackson.

Côté mode, la garde robe de Dalida était exposée au Palais Galliera en 2017, à l’occasion des trente ans de sa disparition. Les tenues de scène extravagantes de « notre Johnny national » a aussi fait l’objet d’une vente aux enchères le 20 octobre. Un spectacle, « L’idole des jeunes », rendra hommage au rockeur en décembre 2019 au Casino de Paris, avec près de 30 artistes sur scène.

Pour aller encore plus loin, les groupies de Claude François sont servies : le parfum « Eau noire », lancé par le chanteur a été recréé en mars 2018, pour célébrer les 40 ans de sa mort. Pour les héritiers, ça sent bon les royalties !