Ascoval : un symbole de l’industrie valenciennoise menacée

Les salariés de l’aciérie Ascoval seront finalement fixés le 7 novembre sur l’avenir du site de Saint-Saulve, près de Valenciennes. Derrière cet emblème de l’industrie sidérurgique, c’est tout le Valenciennois qui se voit menacé par le déclin.

 

La nouvelle est tombée vers 10h30 ce 24 octobre : un nouveau report.  C’est le 7 novembre que les 281 salariés de l’aciérie Ascoval seront fixés sur le sort du site de Saint‐Saulve. Le tribunal de grande instance de Strasbourg doit statuer sur sa liquidation potentielle, alors que le groupe Vallourec a refusé d’apporter le soutien financier demandé par un candidat à la reprise.

Pour Grégory Lelong, maire centriste de la commune voisine de Condé‐sur‐Escaut, la liquidation de l’aciérie Ascoval signifierait «la fin de la filière sidérurgique sur le territoire.» L’élu s’inquiète de l’impact local pour les ouvriers, spécialistes de la sidérurgie, un secteur par ailleurs en déclin dans tout le pays.

Chez les salariés, c’est la colère qui prévaut après l’annonce du refus de l’industriel, lundi soir. (Les salariés ne travaillaient pas la plupart d’entre eux se relayant pour bloquer l’accès à l’usine). «Nous avons le sentiment d’être dans le couloir de la mort», raconte Bruno Kopczynski, le porte‐parole de l’intersyndicale de l’usine.

Mais après la décision des juges strasbourgeois, certains veulent encore y croire. C’est le cas d’Eric-Dominique Deburge, maire adjoint de Saint‐Saulve et président de la commission Economie de la communauté d’agglomération de Valenciennes : «Le temps peut encore sauver Ascoval».

Pour sortir du blocage, l’élu en appelle directement au Président de la République. Justement, le tribunal doit donner sa décision le 7 novembre, à la veille d’un déplacement présidentiel dans la région.