Disparition des espèces : l’homme en bout de chaîne

60 % de la population des animaux vertébrés ont disparu de la Terre ces quarantes dernières années, selon un rapport de WWF. Animal vertébré lui aussi, l’homme est une espèce qui pourrait disparaître.

Oiseaux, insectes, mammifères, poissons… La faune s’efface peu à peu de la surface du globe. C’est le constat inquiétant de l’édition 2018 du rapport “Planète vivante” publié tous les deux ans par le Fonds mondial pour la nature (WWF). Le lien ne saute pas toujours aux yeux, pourtant si les animaux sont en danger, les hommes le sont aussi.

Miriam Gablier, experte des tendances émergentes dans les domaines de l’environnement et de la santé, est formelle. “L’équation est très simple : nous sommes dépendants de notre environnement. Donc détruire notre écosystème, c’est saccager la chaîne naturelle qui soutient notre propre survie.”

À commencer par l’essentiel. Exemple : le plancton est l’un des poumon de la Terre, il produit au moins la moitié de l’oxygène respiré par l’homme. Les sorts de ces êtres vivants microscopiques et des humains sont donc étroitement liés. L’écosystème est un cycle : sans poissons, pas de plancton. La disparition des espèces marines pourrait donc bien nous faire suffoquer. (Voir infographie ci‐dessous).

 

Un autre exemple flagrant est celui des insectes pollinisateurs. “Si les abeilles disparaissaient de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre.” Cette phrase que l’on prête à Albert Einstein bourdonne de plus en plus fort dans nos oreilles. Les abeilles butinent et transportent le pollen sur le pistil des fleurs. Ces ouvrières permettent la fécondation et la reproduction des espèces végétales. Sans cette activité de pollinisation, l’agriculture ne tourne pas. Et l’alimentation des hommes non plus.