Bolsonaro déplace l’ambassade brésilienne à Jérusalem

Jeudi 1er novembre, le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro, a annoncé le déplacement de son ambassade en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem.

Jair Bolsonaro, le nouveau président brésilien, l’a annoncé sur son compte Twitter : l’ambassade brésilienne en Israël sera transférée de Tel-Aviv à Jérusalem. Le moyen de communication utilisé pour faire cette annonce n’est pas sans rappeler celui de son homologue nord-américain, Donald Trump.

« Nous avons l’intention de transférer l’ambassade du Brésil de Tel-Aviv à Jérusalem », a annoncé Jair Bolsonaro sur Twitter, tout en reconnaissant Israël comme un État souverain qui doit être respecté.

Dans la foulée, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a félicité le président brésilien pour sa décision « historique ». Un allié de plus sur la scène internationale pour le très conservateur Netanyahu.

Élu le 28 octobre avec 55,13% des voix, le président d’extrême-droite Jair Bolsonaro, a décidé de mettre en œuvre ce transfert, qui était une promesse de campagne. Après cette annonce, l’ancien militaire a affirmé qu’il ne pensait pas que cette mesure créerait “un climat pesant” dans les relations entre son pays et le Proche-Orient.

Le Brésil est le troisième pays à transférer son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem. En décembre 2017, Donald Trump avait reconnu la ville sainte comme la capitale de l’État hébreu et avait décidé de transférer l’ambassade quelques mois plus tard. Il avait été suivi de près par le Guatemala, deux jours plus tard. C’est ensuite au tour du Paraguay de suivre la marche, avant de re-transférer son ambassade à Tel-Aviv début septembre.

L’emplacement des ambassades en Israël est particulièrement sensible. L’État hébreu considère la ville de Jérusalem comme sa seule capitale, soit l’emplacement logique pour y trouver des ambassades. Cependant, les Palestiniens revendiquent la partie Est de Jérusalem comme capitale de leur futur État. Le choix de déplacer son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem est donc un moyen, pour les pays, de reconnaître pleinement la légitimité de la ville sainte comme capitale d’Israël. Inversement, ce choix revient à nier la possible présence palestinienne au sein de Jérusalem.