Au troisième jour de leur mobilisation, les gilets jaunes bloquent des dépôts pétroliers

Trois jours après la première grande manifestation des “gilets jaunes” qui a rassemblé 290 000 personnes selon les chiffres du gouvernement, des irréductibles se sont donnés rendez‐vous pour continuer les blocages. Une mobilisation moins importante, 13 000 personnes selon le ministère de l’Intérieur, mais qui a visé des sites symboliques comme les dépôts pétroliers.

Au lendemain de l’allocution du Premier ministre Edouard Philippe qui assure vouloir “garder le cap”, les gilets jaunes ont tenu ce lundi à continuer leur blocages partout en France. Les plus grosses mobilisations touchaient cette fois‐ci les dépôts pétroliers. Au moins six ont été bloqués dans la journée dont celui de  La Rochelle, celui de Vern‐sur‐Seiche près de Rennes ou encore celui de Lespinasse près de Toulouse.

D’autres blocages ont eu lieu sur des tronçons routiers stratégiques. A Bordeaux par exemple, des gilets jaunes sont revenus bloquer le pont d’Aquitaine après avoir été délogé une première fois par les forces de l’ordre.

Enfin des actions plus classiques ont également été menées sur tout le territoire. Plus de 75 événements ont été recensés sur une carte interactive créée par le mouvement. 

Ce mouvement spontané né après l’annonce de la hausses des taxes sur les carburants entend s’inscrire dans la durée. Eric Drouet, un camionneur à l’origine du mouvement, a d’ores et déjà appelé à un grand rassemblement ce samedi 24 novembre à Paris, place de la Concorde, pour écrire “l’acte II” de la mobilisation. Un appel qui a déjà mobilisé plus de 24 000 participants sur Facebook et 168 000 intéressés. Côté gouvernement , le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a dit suivre ce projet d’action “avec beaucoup d’attention”. Il a aussi assuré que “la première tendance” était d’empêcher la tenue de ce rassemblement sur la place de la Concorde et proposer un autre endroit.