L’Assemblée nationale vote l’interdiction de la fessée

La décision est essentiellement symbolique. L’Assemblée nationale a voté dans la nuit de jeudi à vendredi en première lecture l’interdiction des “violences éducatives ordinaires”. Sont concernées notamment : la fessée, la gifle, les cris ou paroles humiliantes.

Porté par le groupe MoDem et soutenu par le gouvernement, le texte vise à inscrire dans le Code civil que “l’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques”. Une décision considérée comme portant atteinte à la liberté des parents selon certains. Divers élus de droite et d’extrême-droite avaient notamment parlé d’ “ingérence” dans la vie des parents lors des débats sur le projet de loi. Strictement à visé pédagogique, le projet de loi ne prévoit toutefois aucune sanction pénale pour les parents qui en seraient les auteurs.

Selon la Fondation pour l’Enfance, 85% des parents français ont recours à des violences dites éducatives.