«Blessés» ou «mutilés», des gilets jaunes vont porter plainte

Des avocats vont déposer des plaintes pour plusieurs gilets jaunes qui affirment avoir été « blessés » ou « mutilés » par des tirs de grenade à Paris, lors de la manifestation du 1er décembre.

« Blessés » ou « mutilés » par des tirs de lors des manifestations à Paris, certains des gilets jaunes ont décidé de faire appel à la justice. Quatre avocats qui les représentent se sont rassemblés pour annoncer dans un communiqué un prochain « dépôt simultané de plaintes », qui concerne au moins une dizaine de manifestants. L’un d’eux a eu la main arrachée.

Les avocats indiquent également vouloir obtenir du gouvernement le retrait « des armes contenant des explosifs » de l’arsenal du maintien de l’ordre, assurant qu’elles ont « causé de très nombreuses blessures par le passé ». Dans leur viseur, les GLI-F4 : des grenades lacrymogènes assourdissantes qui contiennent une charge de TNT.

A Paris, 8 000 personnes ont participé samedi aux manifestations. Les débordements violents de la journée ont fait 133 blessés, un bilan bien supérieur à celui de la mobilisation du 24 novembre qui avait fait 24 blessés.

Le mouvement des gilets jaunes a rassemblé samedi un total de 136 000 personnes dans toute la France, soit près de 30 000 de plus que le week-end précédent, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.