Edouard Philippe réaffirme sur TF1 l’annulation de la hausse des taxes sur le carburant

Le Premier ministre Edouard Philippe a répondu ce jeudi soir au 20h de TF1 aux questions de Gilles Bouleau deux jours avant une nouvelle journée de mobilisation des Gilets jaunes. Une interview sans annonce forte mais dans laquelle il a confirmé l’annulation de la hausse des taxes sur le carburant et a appelé de nouveau à la discussion.

« Il y a aucune cacophonie. Cette taxe n’est pas dans le budget 2019. Elle est annulée. Point. » Après le couac de la veille entre Edouard Philippe et Emmanuel Macron à propos de l’annulation de la hausse des taxes sur le carburant, le Premier ministre n’a pas voulu s’étendre sur la question. La taxe est annulée et il a la confiance du Président, pas besoin d’aller plus loin sur la question. « Aucune taxe ne mérite de mettre en cause l’unité nationale », a-t-il affirmé à deux reprises. Il n’a pas remis en cause le bien-fondé de cette taxe mais a insisté sur le fait que cette annulation est une réponse à la mobilisation des gilets jaunes et une ouverture au dialogue. « C’est un geste d’apaisement, c’est un geste qui nous permet d’entrer dans un dialogue et un débat. »

Il en a aussi profité pour dédouaner son gouvernement de toute la colère des Gilets jaunes. « L’expression de cette colère, qui vient de loin, s’est cristallisée et a explosé de façon inédite. Nous devons la prendre en compte. (…) [Elle a] longtemps été cachée par pudeur et fierté. Aujourd’hui elle s’exprime de manière collective ».

Même s’il n’a fait aucune annonce concrète autre que cette annulation qui était déjà connue, il a évoqué la possibilité proposée par Xavier Bertand d’une prime défiscalisée qui serait versée par les employeurs aux salariés, une idée qui doit être discuté dans des discussions prochaines entre syndicats salariés et patronaux. Aucun montant ni mise en place évoqués.

En prévision de « l’acte 4 » de la mobilisation samedi à Paris, le Premier ministre a précisé le dispositif policier: 89 000 membres des forces de l’ordre mobilisés dont 8 000 à Paris contre 4800 samedi 1er décembre, 12 blindés de la Gendarmerie à Paris. « Des manifestants veulent venir à Paris pour en découdre. C’est très choquant ! » Il se dit malgré tout confiant et a appelé au calme après le geste d’apaisement fait par le gouvernement. « La République est solide, je ne suis pas inquiet. Ses institutions sont fermes. J’ai entendu des appels au calme et je m’en réjouis »