Depuis Kyoto, les pays développés polluent moins mais cela ne suffit pas

Avant l’accord de Paris sur le climat, un premier accord avait marqué l’histoire des négociations sur la sauvergarde du climat: le protocole de Kyoto, signé en 1997. 20 ans après, les pays déjà développés à l’époque ont réussi à stabiliser voire réduire leurs émissions mais celles des pays en développement ont explosé.

En 1997, était signé lors de la COP3 le protocole de Kyoto, le premier accord majeur visant à réduire les émissions de gaz à effets de serre au niveau mondial. Il n’est réellement entré en vigueur que sept ans plus tard en 2005 après un jeu de ratifications.

Les statistiques sur les émissions de carbone 2017 qui ont été publiées ce jeudi par l’équipe de chercheurs du Global Carbon Project permettent de regarder où en sont les pays vingt ans après cet accord.

Depuis Kyoto, les pays développés polluent moins

La situation est très différente selon les pays entre l’Afghanistan qui a multiplié ses rejets de CO2 par 11 et le Danemark qui les a presque réduits de moitié. Les pays développés ont majoritairement réussi à réduire leurs émissions. Mais cette baisse n’a pas réussi à compenser la croissance importante des pays en développement comme la Chine ou l’Inde. Ainsi les émissions à l’échelle mondiale ont augmenté de 51,2% sur la période.

La Chine émet en 2017 27% du dioxyde de carbone mondial contre 15% pour les Etats-Unis et 10% pour l’Union Européenne. Mais pondéré par la population, un Américain émet en moyenne deux fois plus de carbone qu’un Chinois.

L’Asie et le Moyen-Orient mauvais élèves

Si l’on considère les émissions par zone géographique,  les pays où la pollution au gaz carbonique s’est le plus développé sont les pays hors OCDE, notamment l’Asie (47,8% des émissions mondiales) et le Moyen-Orient (7,39%). Les pays de l’OCDE qui s’étaient engagés à réduire leurs émissions n’ont fait que les maintenir au même niveau en 20 ans.