Des médecins demandent le remboursement des séances de sport

C’est loin d’être un fait nouveau : le sport est bénéfique pour la santé. S’il est possible de se faire prescrire du sport depuis le 1er mars 2017, « il n’est pas question qu’un malade se fasse rembourser par la Sécurité sociale son abonnement dans une salle de sport », affirmait il y a deux ans l’ancienne ministre des sports Valérie Fourneyron, à l’origine de cette mesure. Aujourd’hui, plusieurs médecins demandent pourtant à l’Assurance maladie de financer une activité physique adaptée aux dix millions de patients souffrant d’une maladie chronique ou d’une affection de longue durée comme le diabète, le VIH, le cancer ou la sclérose en plaques… Ces derniers pointent un argument implacable : l’inactivité coûte plus cher en frais de santé que le financement du sport. 

10 milliards d’économie pour la Sécurité sociale

« Cette mesure pourrait faire économiser 10 milliards d’euros à la Sécu », estime l’Association nationale des élus en charge du sport. Un argumentaire soutenu par un député de Moselle, Belkhir Belhaddad (LREM), appelant la Sécurité sociale à prendre à sa charge, « même à un niveau symbolique », l’activité sportive. Certaines villes ont déjà pris les devants. À Strasbourg, Caen et Boulogne‐sur‐Mer, la mairie propose un encadrement sportif gratuit pour les personnes auxquelles on a prescrit une activité physique.

Certaines mutuelles proposent également des forfaits pour les patients longue durée. C’est le cas de la Maif qui rembourse jusqu’à 500 euros de frais d’inscription à une activité sportive ou une salle de sport pour les personnes qui se sont fait prescrire du sport par leur généraliste. Harmonie Mutuelle couvre entre 60 et 240 euros de dépenses sportives, ordonnance à l’appui. Quant à la mutuelle Just, elle rembourse 40 euros d’une licence sportive, sans justificatif.