Le Rassemblement national et la République en Marche en première ligne pour les Européennes

Une enquête place les partis d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen en tête des élections européennes du 26 mai. Les airs de "déjà-vu" du scrutin pourraient néanmoins être chamboulés par la présence d'une liste Gilet jaune.

La République en marche et le Rassemblent national s’apprêtent-ils à s’affronter dans un nouveau duel électoral ? Une enquête publiée par Le Monde ce lundi 25 février place le parti d’Emmanuel Macron en tête des élections européennes du 26 mai avec 23% des intentions de vote. Il est suivi de près par la liste du parti de Marine Le Pen, créditée de 21% des intentions. Des résultats proches de ceux du premier tour de la présidentielle puis qu’ils avaient respectivement obtenu 24 et 21% des suffrages . Près de 10 000 personnes ont été interrogées par l’entreprise de sondage Ipsos Sopra Steria, associée au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) et à la Fondation Jean‐Jaurès.

Le jeu de miroir avec la présidentielle s’arrête là. Seulement 12% des personnes interrogées prévoient de voter pour Les républicains (LR) alors que François Fillon avait rassemblé 20% des électeurs en 2017.  De son côté, le parti de Jean‐Luc Mélenchon s’effondre en réunissant seulement 8,5% des intentions de vote alors qu’il avait remporté 19% des suffrages en 2017. Une conséquence directe de la multiplication des listes à gauche de l’échiquier. Les écologistes, absents en 2017, comptabilisent eux aussi 8,5% des intentions de vote. Ils sont suivis de Géneration.s, le mouvement de Benoît Hamon, et de la liste socialiste, disposant chacun de 5,5%. Enfin, les communistes recueillent 2% des intentions.

La liste gilets jaunes : l’inconnue de l’équation

Trois mois avant le scrutin, à peine 52% des électeurs certains d’aller voter affirment être sûrs de leur choix. Beaucoup d’inconnues subsistent comme la personnalité qui sera choisie pour mener la liste de La République en marche ou une éventuelle stratégie des partis de gauche. Mais c’est surtout l’éventualité de la candidature des gilets jaunes qui fait balancer le coeur des électeurs. Avec ce scénario, les intentions de plusieurs partis diminuent. Le Rassemblement national perd ainsi 1,5 point et les différents partis de gauche 0,5 point. La République en marche reste épargnée.