Un médecin de la police soupçonné d’agressions sexuelles

Un médecin‐chef de la police est suspecté d’agressions sexuelles sur des patientes policières depuis plusieurs années à Metz (Moselle) où il exerçait depuis vingt ans. Une affaire d’abord révélée par le quotidien L’Union.

Selon les témoignages, Christian F. demandait à ses patientes de découvrir leur poitrine puis faisait autre chose, les laissant seins nus pendant un certain temps. Les victimes présumées racontent également des palpations de seins trop longues, « de 20 à 40 secondes » selon l’une d’elles et parfois injustifiées.

Médecin inspecteur régional de la zone de défense et de sécurité Est, il avait en charge dix départements. Parce qu’il était médecin « statutaire », il délivrait aux policiers leurs aptitudes à exercer à leur sortie d’école de police et à reprendre leur poste après une interruption de plus de deux semaines.

Sentiment de toute‐puissance

D’autres témoignages rapportés par Le Parisien, auquel il n’a pas voulu répondre, font part d’un sentiment toute‐puissance. Il n’acceptait pas les critiques et ne supportait pas d’être contredit par l’avis de médecins extérieurs à l’administration.

Il a déjà été condamné en 2014 pour « mesures vexatoires » à l’encontre d’un policier déclaré alcoolique et inapte à la fonction de démineur. Ce diagnostic avait été infirmé par un autre médecin spécialiste. Christian F. avait été condamné à verser au policier 3000 euros de dommages et intérêts.

La justice a également donné raison à une policière qui estimait que le médecin l’avait licenciée de manière déguisée en la mettant à la retraite pour invalidité.

Mis à pied, le médecin de 63 ans fait actuellement l’objet d’une enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Il comparaîtra le 14 mai devant le tribunal correctionnel de Reims.