Alexandre Benalla et Vincent Crase remis en liberté sous contrôle judiciaire

Alexandre Benalla et Vincent Crase, placés en détention provisoire depuis le 19 février, ont obtenu leur remise en liberté après l’examen de leur second recours en référé, a annoncé mardi le parquet général. « Les mesures du contrôle judiciaire (…) reprennent leurs effets», a précisé le parquet dans son communiqué.

La cour d’appel de Paris a « infirmé l’ordonnance de révocation du contrôle judiciaire et de placement en détention provisoire » de l’ancien responsable de la sécurité de l’Élysée et de l’ancien salarié de La République en marche.

Alexandre Benalla et Vincent Crase sont soupçonnés d’avoir enfreint leur contrôle judiciaire le 26 juillet 2018, quatre jours après leur mise en examen, pour violences volontaires en réunion.

Le mois dernier, Mediapart avait révélé le contenu d’un échange enregistré entre Alexandre Benalla et Vincent Crase. Les deux hommes se vantaient d’avoir obtenu le soutien de leur « patron » au milieu de la tempête. Ils évoquaient aussi l’appui de l’ex-conseiller d’Emmanuel Macron, Ismaël Emelien. A l’époque, la justice leur avait interdit d’entrer au contact.

Les avocats d’Alexandre Benalla et Vincent Crase contestent la légalité de cet enregistrement. Le Parquet a  saisi la Brigade criminelle en février pour enquêter sur l’origine de ce document.

Dans le cadre de cette enquête, le journal Mediapart avait l’objet d’une tentative de perquisition refusée par le directeur de la rédaction, Edwy Plenel. Dimanche, le journaliste Fabrice Arfi annonçait dans l’émission “C Politique” que le site d’information allait porter plainte contre l’État pour “faute lourde” très prochainement.